Federer veut « prendre du recul » avant l’US Open

AFP

Vainqueur de Wimbledon pour la huitième fois de sa carrière après son triomphe contre Marin Cilic ce dimanche (6-3, 6-1, 6-4), Roger Federer semble tout proche de la forme de sa vie. Mais le Suisse, qui visera un 20e sacre en Grand Chelem à l’US Open, dit vouloir « prendre du recul » avant la dernière ligne droite.

Entre le récital tennistique et le traditionnel bal des vainqueurs, il y eut les mots. Ceux d'un Roger Federer ému, heureux comme un gamin, presque incrédule en réalisant qu'il venait de remporter Wimbledon pour la huitième fois de sa carrière, après un match impérial contre Marin Cilic (6-3, 6-1, 6-4). L'homme aux désormais 19 Grands Chelems a beau bientôt afficher 36 printemps au compteur, le sourire n'en reste pas moins plein de fraîcheur, et le regard de mutinerie. 

« Pour moi, être le premier homme à gagner 8 fois ici… je serai toujours le premier à l’avoir fait, confie-t-il, encore sous le coup de l'émotion. Ça reste un moment magique, je suis tellement content, tellement fier, tellement soulagé après toutes cesannées, ces matches pour lesquels je me suis battu. J’ai la récompense au plus haut niveau ici à Wimbledon, c’est merveilleux vraiment. »

Alléger la fin de saison... quitte à renoncer au trône ?

Roger Federer, qui avait dû mettre un terme à sa saison après sa défaite en demi-finale à Londres l'an dernier, est de retour au plus haut niveau. Avec l'Open d'Australie, les Masters 1000 d'Indian Wells et Miami et donc Wimbledon dans son étagère 2017, et malgré son impasse sur la terre battue, le Suisse remontera à la troisième place mondiale ce lundi. Avec zéro point à défendre d'ici la fin de la saison (contrairement à un Andy Murray qui avait presque tout gagné à partir de Wimbledon la saison dernière), la place de numéro 1 mondiale semble promise à l'Helvète ou à Rafael Nadal, à peu près dans la même situation. Mais Roger Federer n'en fait pas une priorité.

« Honnêtement, je dois maintenant prendre un peu de recul, discuter avec ma famille, mon entourage, voir ce qu’est la bonne chose à faire pour continuer la suite, tempère-t-il. Etre en bonne santé, c’est pour moi primordial, plus important que la place de numéro 1. Je vais voir ce que je vais jouer prochainement. L’idée, c’était quand même de jouer Cincinnati (13-20 août) et l’US Open (28 août-10 septembre). On verra si je vais aller à Montréal (7-13 août) ou pas, c’est déjà très bientôt. L’année est déjà tellement bien que la suite c’est du bonus si vous voulez. » Après tout, renoncer à la saison sur terre battue l'a mené tout droit vers un huitième sacre historique à Wimbledon...