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Stephens, la divine surprise après un an d'épreuves

AFP
Redescendue à la 957e place mondiale il y a quelques semaines après une année passée en grande partie loin des courts, Sloane Stephens a remporté ce samedi son premier titre du Grand Chelem. L'Américaine a étouffée sa compatriote Madison Keys en finale (6-3, 6-0) pour prendre une revanche absolument magnifique. Sous le regard attentif de Serena Williams, qui voit le tennis féminin américain reprendre de divines couleurs.

Puisque Queen Serena Williams était absente pour cause de pause bébé, puisque l'ancienne numéro 1 mondiale Angelique Kerber ne met quasiment plus un pied devant l'autre, que Karolina Pliskova a abandonné son trône à une Garbine Muguruza tombée en huitièmes de finale, il fallait trouver une belle histoire à raconter dans cet US Open. Le tableau féminin a couronné Sloane Stephens reine de New York, après sa victoire contre sa compatriote américaine Madison Keys (6-3, 6-0) ce samedi en finale du tournoi. 

957e mondiale fin juillet

Peu connue du grand public malgré une demi-finale de l'Open d'Australie en 2013, la joueuse de 24 ans a marqué les spectateurs de Fluyshing Meadows par son visage tout pimpant mais surtout son destin incroyable. Il y a encore six semaines, elle pointait... à la 957e place du classement WTA. Début août, elle n'avait toujours pas remporté un seul match de la saison et ironisait sur ses capacités à en gagner un seul... La voici détentrice de son premier titre du Grand Chelem, au terme d'une triste finale à sens unique.

« Pendant les demi-finales de l'Open d'Australie, je ne pouvais même pas marcher »

Repassée à la 83e place mondiale avant de disputer cette finale contre sa grande copine du circuit, Sloane Stephens sortait de onze mois de prothèse et d'immobilisation du pied suite à une fracture de fatigue. Au point que certains évoquaient même une possible fin de carrière prématurée pour la Floridienne. « Quand j'ai commencé mon come back, si on m'avait dit que je serais en finale de l'US Open, je ne l'aurais pas cru, expliquait-elle en conférence de presse avant sa finale. Pendant les demi-finales de l'Open d'Australie, je venais de me faire opérer et j'avais un énorme plâtre. Je ne pouvais même pas marcher. » 

Depuis Toronto, ce sont 15 victoires sur 17 possibles pour la droitière de 24 ans, qui avait - avant ses soucis de santé - surtout brillé par son inconstance, entre explosion au haut niveau en 2013, gros creux de performances l'année suivante, premier titre en 2015 et up and down l'année dernière (trois titres avant la blessure). Plus jeune joueuse victorieuse de l'US Open depuis Maria Sharapova en 2006 (19 ans), la voici 47e joueuse de l'ère Open à remporter un Majeur. « Il n’y a pas de mots pour dire à quel point je suis heureuse de voir Madison Keys et Sloane Stephens disputer la finale de l’US Open », écrivait Serena Williams sur Twitter. La reine, qui espère faire son retour à Melbourne, a vu le dernier carré trusté par quatre Américaines : preuve que la relève est assurée et qu’elle a surtout inspiré toute une génération.