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Wilder va renvoyer le contrat à Joshua avant vendredi (avec quelques changements)

Deontay Wilder
Deontay Wilder

Deux semaines après avoir vu Deontay Wilder accepter les conditions de son rival Anthony Joshua pour un combat qui fait saliver toute la planète boxe, le camp du boxeur compte bien renvoyer le contrat qu’il a reçu à celui du Britannique. Avec quelques détails à régler. Mais en promettant de le signer si c’est le cas. Le choc d’unification des lourds se rapproche un peu plus même si le jeu de dupes médiatique se poursuit.

A ce rythme, la série vire à la « bingerie » addictive. Feuilleton le plus passionnant du noble art ces derniers mois, décortiqué sur le thème « cela devrait se faire mais quand ? » à chaque péripétie, les négociations entre le clan du Britannique Anthony Joshua (champion WBA Super, IBF et WBO) et celui de l’Américain Deontay Wilder (détenteur de la ceinture WBC) pour leur tant attendu combat d’unification des lourds ont connu un nouvel épisode ce lundi. Après quelques échanges pas toujours aimables entre les deux camps ces derniers jours, le co-manager du boxeur US, Shelly Finkel, a répondu au promoteur du pugiliste made in England, Eddie Hearn, qui avait laissé entendre que Wilder ne voulait pas vraiment relever le défi car il ne lui avait toujours pas renvoyé le contrat expédié outre-Atlantique après avoir vu le « Bronze Bomber » accepter les conditions réclamées par « AJ », et notamment le fait de combattre en Grande-Bretagne et non aux Etats-Unis. Ce qui va finalement être fait dans les prochains jours.

Un contrat... sans date ni lieu pour le combat

« Je vais lui renvoyer le contrat avec quelques notes, a-t-il expliqué à ESPN. S’il n’y a aucun problème, nous le signerons dès que les changements seront effectués. » Des « changements » qui concernent notamment les « deux détails très spécifiques » demandant « clarification » qui inquiétaient Finkel, que Hearn avait assuré avoir éclaircis auprès de lui via un message sur les réseaux sociaux. « Des petits changements », précise sans vouloir en dire plus le co-manager de Wilder, qui affirme également que le contrat ne contenait ni date ni lieu pour le combat même si la perspective d’un rendez-vous en octobre ou novembre – septembre est compliqué en raison du Canelo-Golovkin 2 – au Principality Stadium de Cardiff, où Joshua a effectué ces deux derniers combats devant près de 80.000 spectacteurs, avait été discutée.

Finkel en a profité pour réfuter les propos du patron de Matchroom Boxing qui expliquait que l’offre de Wilder à hauteur de 50M$ plus un pourcentage sur les profits n’avait pas été acceptée par Joshua car le clan de l’Américain avait « refusé d’envoyer un contrat » : « Eddie sait qu’ils ont un papier écrit avec les conditions détaillant cette offre à 50M$ pour venir affronter Deontay aux Etats-Unis. Nous n’avons jamais reçu de réponse à propos de ces termes rédigés sur papier. » Et de poursuivre dans un nouveau renvoi de balle « à toi, à moi » un brin cour d’école : « Je veux clarifier le fait que Deontay veut plus ce combat que Joshua, ce qui est mis en évidence par le fait que Wilder ait accepté une offre sèche (le dernier montant avancé en public était de 15M$, ndlr) pour ce combat, ce qui est unique pour un choc de cette ampleur. Il a aussi accepté de combattre Joshua en Grande-Bretagne alors que Joshua a refusé 50M$ et un pourcentage, ce qu’il demandait, pour venir chez nous. Quand je dis quelque chose, j’ai la preuve écrite de ce que j’avance. Je mets Eddie au défi de faire de même… » 

« Ils ne pensaient pas que Deontay accepterait leur offre sous-évaluée »

Finkel offre ensuite un timing très précis des événements des derniers jours, une fois que le camp Wilder avait accepté l’offre de son rival. « Cela a pris Matchroom par surprise car ils ne pensaient pas que Deontay accepterait leur offre sous-évaluée par rapport au marché, avance-t-il pour ESPN. Peu après, Hearn affirmait publiquement que nous recevrions un contrat avant le vendredi 15 juin. Mais nous ne l’avons reçu que tard le lundi 18. Le lendemain, nous avons demandé des clarifications sur deux points. Ils n’ont pas répondu. J’ai réitéré la demande le jeudi 21 et on a enfin eu une réponse le vendredi 22. Deux jours plus tard, je leur ai envoyé une lettre confirmant avoir bien reçu son mail et leur disant que les contrats leur seraient renvoyés au plus tard le vendredi 29. Comme le contrat ne comportait ni lieu ni date pour le combat, j’ai également réclamé cette information. Ce sont les faits et Matchroom verra bien le contrat lui revenir d’ici vendredi. »

La conclusion tombe comme une main redonnée à la partie adverse : « Il y a des détails sur lesquels nous ne sommes pas d’accord mais nous allons avancer et s’il veut vraiment que ça se fasse, cela se fera. Rien ne devrait empêcher ce combat de s’organiser si Joshua et Hearn le désirent vraiment. » Dans le cas contre, on s’orientera vers une défense obligatoire contre le Russe Alexander Povetkin, challenger officiel pour la WBA. Mais qui veut vraiment voir Joshua-Povetkin – pourtant un combat qui vaudrait le déplacement – quand on sent un choc aussi énorme que Joshua-Wilder proche de se concrétiser ?