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Wilder : "J’espère que Povetkin va mettre Joshua KO"

Deontay Wilder et son clan
Deontay Wilder et son clan Panoramic

Privé (pour l’instant) du tant attendu combat d’unification des lourds contre Anthony Joshua, Deontay Wilder ne cache pas sa frustration. Au point de rêver tout au haut à une victoire du Russe Alexander Povetkin, prochain adversaire du Britannique. L’Américain, champion WBC, promet également de moins faire de concessions dans les futures négociations avec le camp de son rival, détenteur des ceintures WBA Super, IBF et WBO.

Rien n’est encore officialisé. Mais le secret n’en est plus un. Anthony Joshua n’affrontera pas Deontay Wilder dans son prochain combat. Alors que la planète boxe attend comme un gamin devant le sapin de Noël un choc d’unification des lourds entre les deux souverains de la catégorie reine, le champion WBA Super, IBF et WBO devra plutôt faire face au Russe Alexander Povetkin, son challenger officiel et obligatoire pour la WBA. Un boxeur dur au mal et au punch dévastateur qui ne sera pas une partie de plaisir pour le Britannique. Et Wilder dans tout ça ? A priori, on se dit que l’Américain, détenteur de la ceinture WBC des lourds, doit forcément espérer voir le Russe – qu’il devait affronter chez lui en mai 2016 avant un contrôle positif de Povetkin – subir sa deuxième défaite en carrière pro pour maintenir vivante l’idée d’un combat d’unification bien plus lucratif contre « AJ » que face au « Russian Vityaz ».

Mais c’est oublier un peu vite la grande gueule du « Bronze Bomber ». Qui prend un malin plaisir mettre la pression à son rival (qui aura tout à perdre, ses titres comme une possible unification contre Wilder, face à Povetkin) après les longues et infructueuses discussions avec le camp opposé, qu’il estime coupable de ne pas avoir tout fait pour mettre en place ce combat en 2018. « J’en ai fini avec tout ce cirque, a lâché le boxeur US au micro de l’émission Below The Belt with Brendan Schaub sur Showtime. J’espère que Povetkin va mettre Joshua KO. Vraiment. » Dans le cas inverse, qui semble tout de même le plus probable, les deux clans devront se remettre à la table des négociations. Mais Wilder, qui avait annoncé publiquement avoir accepté une offre du camp Joshua à hauteur de 15M$ pour venir le défier en Grande-Bretagne, annonce qu’il ne se bradera plus à tout prix pour obtenir ce combat.

« Désormais, ce sera du 50-50 sur la bourse, lance le champion WBC des lourds. Je n’accepterai plus une offre pour un montant inamovible. On en a fini avec ça. En refusant de m’affronter, alors que tout le monde voit que je veux vraiment le faire, ça leur fait du mal mais cela me donne un coup de pouce. Tout ce qui compte, c’est que les gens voient que vous essayez vraiment. C’est tout ce que je peux faire. Je ne peux pas obliger un gars à monter sur le ring avec moi. C’est une malédiction d’être aussi bon que moi car même si vous êtes au top, on vous refuse les bonnes opportunités. » Si l’idée de voler la vedette au détenteur des titres WBA Super, IBF et WBO en en acceptant le défi de Tyson Fury pour venir l’affronter sur le sol britannique ne se matérialisait pas, ce qui paraît plus que logique, l’Américain devra sans doute se contenter d’affronter à l’automne son compatriote Dominic Breazale, mis TKO au septième round par… « AJ » en juin 2016. Même sans se croiser sur le ring, Wilder et Joshua ne se quittent jamais vraiment.