Pour Joshua, Klitschko ne possède pas "l’instinct du tueur"

Anthony Joshua (de face) et Wladimir Klitschko lors de leur combat à Wembley
Anthony Joshua (de face) et Wladimir Klitschko lors de leur combat à Wembley AFP

Il ne manquerait que la signature de Wladimir Klitschko. Si L’Ukrainien accepte, il affrontera Anthony Joshua le 11 novembre à Las Vegas pour une revanche de leur incroyable combat à Wembley en avril dernier. Un possible rendez-vous déjà dans la tête du Britannique, champion IBF et WBA des lourds.

Rien n’est encore officiel. Mais si Wladimir Klitschko accepte, la revanche entre l’Ukrainien et Anthony Joshua devrait bien avoir lieu le 11 novembre prochain à la T-Mobile Arena de Las Vegas. Le champion IBF et WBA des lourds, "patron" de la catégorie depuis sa victoire sur Klitschko fin avril à Wembley dans un combat encore dans toutes les mémoires, l’anticipe même déjà avec un camp de préparation dont le début est prévu pour le 22 août.

« Si j’étais lui, je saisirais cette chance »

« J’espère que tout cela sera réglé avant la fin du mois, a expliqué le boxeur britannique, cité par le Daily Mail, à l’occasion d’un événement pour l’un de ses sponsors ce mercredi. Si le combat a lieu le 11 novembre, cela ferait un camp de trois mois en commençant le 22 août. Donc peu importe ce qui se décide, j’ai besoin de le savoir avant la fin du mois car je dois lancer ma préparation. Ce combat était fun, divertissant. J’ai très envie de remettre ça. Klitschko ne va plus faire mieux que ce qu’il a fait dans sa carrière... Mais les gens ont dit qu’il était ennuyeux sur le ring pendant dix ans et il a reçu beaucoup de respect dans cette défaite donc ça devrait lui donner une réelle motivation pour un deuxième combat entre nous. Il a une autre chance de le faire. Si j’étais lui, je la saisirais. »

La perspective d’une revanche pousse également Joshua à revenir sur leur affrontement à Wembley. A l’issue de sa défaite, Klitschko avait en effet indiqué avoir été battu car il n’avait pas assez tenté de « finir » Joshua lorsqu’il a mis à terre ce dernier – une première dans la carrière pro du Britannique – dans la sixième reprise. Certains journalistes spécialisés expliquent également que le grand frère de Wladimir, Vitali, lui aussi ancien champion du monde des lourds, lui aurait présenté ses excuses après le combat pour lui avoir dit de rester patient à ce moment-là, permettant à Joshua de se reprendre avant d’aller chercher la victoire lors du onzième round. Une analyse qui ne convient pas au nouveau roi de la jungle des lourds.

« Ce n’est pas qu’il m’a laissé m’en tirer... »

« Il y a plus à expliquer que : ‘‘J’ai enlevé mon pied de la pédale d’accélérateur et c’est la seule raison pour laquelle il m’a battu’’, pointe le Britannique. Cela n’a aucun sens. Il a été champion pendant dix ans, il connaît la boxe, ce n’est pas une excuse suffisante. Vous devez avoir l’instinct du tueur. Peu importe ce que les gens vous disent, vous devez parfois faire les choses de votre propre façon. C’est peut-être pour cela que Wladimir n’a pas réussi à atteindre son but contre moi. Dire cela protège peut-être sa réputation. Je peux croire qu’il se soit dit : ‘‘Cool, il est touché, je vais le terminer en trois rounds mais j’ai besoin de retrouver mon énergie car je suis trop fatigué’’. Mais il était prudent. Il savait que s’il fonçait sur moi sans réfléchir, je pouvais le mettre KO. Il était nerveux, fatigué également. Le raisonnement n’est pas aussi simple que ce qu’il en dit. Ce n’est pas qu’il m’a laissé m’en tirer : je ne pense pas que je lui ai donné l’opportunité de me finir. » Il devrait avoir une autre chance de le montrer. Car s’il serait poussé à affronter le Bulgare Kubrat Pulev, son challenger officiel pour la ceinture IBF, en cas de refus de Klitschko, Joshua voit déjà plus loin que l’Ukrainien : « Aller combattre à Las Vegas ouvre la porte à un combat contre Deontay Wilder », le champion WBC des lourds. Qui le rapprocherait un peu plus d’une possible unification des titres de la catégorie.