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Linares sans son coach historique pour préparer Lomachenko

Jorge Linares (au centre) et Ismael Salas (à droite)
Jorge Linares (au centre) et Ismael Salas (à droite) Panoramic

Champion WBA des légers, Jorge Linares remet sa ceinture en jeu le 12 mai au Madison Square Garden de New York (en direct et en exclusivité sur SFR Sport 1) face au spectaculaire Vasyl Lomachenko. Le plus grand combat de la carrière du Vénézuélien… qui devra le préparer sans le coach qui a ranimé sa carrière, Ismael Salas, retenu à Londres pour préparer la revanche de David Haye contre Tony Bellew une semaine auparavant (également en direct et en exclusivité sur SFR Sport 1).

Bellew-Haye, Usyk-Gassiev, Stevenson-Jack, Ancajas-Sultan, Inoue-McDonnell, sans doute Golovkin sur le ring (on ne connaît pas encore l’adversaire)… Pour les amoureux du noble art, le mois de mai promet de superbes soirées. Avec au milieu de tout ça un énorme morceau : Jorge Linares (44-3 ; 27 KO ; 32 ans), champion WBA des légers, remet sa ceinture en jeu contre Vasyl Lomachenko, détenteur du titre WBO des super-plumes qui tentera de conquérir une troisième couronne dans trois catégories différentes pour son… douzième combat professionnel (10-1 ; 8 KO ; 30 ans), le 12 mai dans le légendaire écrin du Madison Square Garden à New York (en direct et en exclusivité sur SFR Sport 1). Un choc qui donne très envie. Mais pour lequel le Vénézuélien, qui fait face au plus grand défi de sa carrière en se mesurant au numéro un du  classement pound-for-pound de SFR Sport, devra faire sans son coach historique, Ismael Salas.

Alors qu’il a entamé son camp préparatoire début avril à Las Vegas, après quatre semaines à travailler son physique au Japon, pays où il se rend souvent, Linares doit en effet se passer de Salas, retenu à Londres pour préparer un autre de ses combattants, le Britannique David Haye, ancien champion du monde chez les lourds-légers et les lourds, pour son combat revanche contre Tony Bellew le 5 mai à l’O2 Arena (également en direct et en exclusivité sur SFR Sport 1). Il ne sera pas complétement perdu non plus : son petit frère Carlos, qui fait partie de son équipe depuis longtemps, tiendra le rôle de coach principal alors que les autres membres de son staff seront à ses côtés à Vegas, de son entraîneur assistant Rudy Hernandez à son préparateur physique Jorge Capetillo. Il n’en reste pas moins que l’absence de Salas reste un vrai coup dur pour Linares. Ce dernier l’a engagé en 2012, sur les conseils du patron de Teiken Promotions, son co-promoteur, Akihiko Honda, quand il sortait de deux défaites consécutives sur TKO et que beaucoup avaient enterré sa carrière.

Bilan depuis ? Treize victoires de suite, dont sept par KO ou TKO, pour deux ceintures mondiales remportées chez les légers (WBC et WBA). Vous avez dit talisman ? Linares préfère mettre de la nuance. Car sa victoire sur le Mexicain Javier Prieto pour le titre WBC vacant, en août 2014 au Japon, a déjà été obtenue sans Salas. « Linares est un combattant très expérimenté, a rappelé à ESPN Robert Diaz, organisateur de matches pour Golden Boy Promotions, l’autre co-promoteur du Vénézuélien. Salas lui a beaucoup apporté mais Jorge sait quoi faire pour préparer ce combat et il est très motivé. Il a conscience de l’importance de ce combat contre Lomachenko. » Pour bénéficier de la présence de son coach, la solution aurait été d’organiser son camp à Londres. Mais Linares a préféré opter pour Vegas. Sans rancœur et sans couper les ponts.

« Nous n’avons pas quitté Salas et Salas ne m’a pas quitté, précise-t-il à ESPN, diffuseur du combat aux Etats-Unis. C’était juste un problème d’emploi du temps qui a rendu trop difficile le fait d’être ensemble pour cette préparation. Je le comprends et cela ne m’énerve pas. J’ai déjà tous ses conseils et ses leçons à appliquer. Il m’accompagne toujours dans l’esprit et on peut continuer de communiquer pendant mon camp en utilisant le téléphone. Ce n’est pas une rupture. » Tant mieux. Car celui qui a remporté des ceintures mondiales chez les plumes, super-plumes et légers devra être au top de sa forme, physique comme mentale, pour être à la hauteur du défi proposé par le spectaculaire et chirurgical « Matrix ».

Un challenge XXL dont le Vénézuélien a conscience. « Vasyl aurait pu choisir un combat plus facile, rappelle Linares. Mais il veut affronter les meilleurs. Il veut la couronne et je le respecte. Comme beaucoup, je le considère comme le numéro un pound-for-pound. Mais c’est ce qui me motive. Je remercie mon équipe d’avoir réussi à organiser ce combat. C’est ce pourquoi je travaille depuis si longtemps. Je sais que je dois travailler dur pour le battre mais en même temps, il monte de catégorie de poids. Il est le challenger et je suis le champion. Je compte le rester après ce combat et montrer aux gens à quel point je suis bon. C’est ce que j’ai toujours voulu et je suis reconnaissant pour cette opportunité. » « C’est un combat dont on parle avec Jorge depuis à peu près deux ans, confirme Diaz. Jorge a choisi Lomachenko. Il a dit à Oscar (De La Hoya, patron de Golden Boy, ndlr) qu’il voulait le plus gros combat possible et c’est celui-là. » La pression monte. Avant d’éclater dans un superbe spectacle pugilistique.