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Le nouveau défi de poids de Lomachenko face à Linares

Vasyl Lomachenko (à gauche) contre Guillermo Rigondeaux
Vasyl Lomachenko (à gauche) contre Guillermo Rigondeaux

Champion WBO des super-plumes après avoir déjà été sacré chez les plumes, Vasyl Lomachenko va tenter de remporter un troisième titre mondial dans une troisième catégorie différente le 12 mai (à suivre en direct dans la nuit de samedi et dimanche sur SFR SPORT 1) à New York face à Jorge Linares, détenteur de la ceinture WBA des légers. Une nouvelle montée de poids qui n’inquiète pas l’Ukrainien, homme de challenges qui compte continuer à marquer l’histoire de son sport.

Quand on cherche à réécrire les livres d’histoire du noble art, la route est semée de nombreux défis. L’un des principaux : faire face à des adversaires de plus en plus grands et imposants physiquement quand on monte de division pour devenir champion du monde dans différentes catégories. Vasyl Lomachenko va en faire une nouvelle expérience le 12 mai dans l’écrin du Madison Square Garden de New York. Titré chez les plumes dès son troisième combat professionnel, puis chez les super-plumes dès le septième – un record de précocité pour un deuxième sacre dans une deuxième catégorie –, le numéro 1 du classement pound-for-pound de SFR Sport va tenter de s’offrir une troisième ceinture dans le douzième, chez les légers cette fois, avec le champion WBA Jorge Linares pour tenter de l’en empêcher.

Un choc très attendu par les amoureux de boxe et qui verra « Hi-Tech » être opposé à un adversaire plus grand que lui (1,73 m contre 1,70 m), à l’allonge supérieure (1,75 m contre 1,66 m) et naturellement plus gros. De quoi faire peur à l’Ukrainien avant de franchir un nouveau palier de poids ? C’est mal connaître le bonhomme… « Je voulais monter de catégorie, aller chez les légers, et n’affronter que des champions, a expliqué Lomachenko à l’occasion d’une journée médias il y a quelques jours dans sa salle du Boxing Laboratory d’Oxnard (Californie). Jorge Linares était disponible à ce moment-là. C’est pour cela que je voulais l’affronter. On m’a demandé si je voulais le combattre et j’ai mis moins de deux secondes à accepter ce challenge. »

L’occasion pour lui, aussi, de se « mettre dans la peau » de Guillermo Rigondeaux, le brillant combattant cubain monté de deux catégories pour le défier pour son titre WBO des super-plumes en décembre dernier avant d’être dominé et d’abandonner (blessé à la main) à l’issue de la sixième reprise. « C’est un gros challenge pour moi. Avant ce combat, j’ai toujours affronté des gars de la même taille ou un peu plus petits. Mais maintenant, je veux me mettre dans la peau de Rigondeaux quand il m’a affronté, ressentir ce qu’il ressentait. Il était plus petit que moi. Et à partir de maintenant, c’est moi qui vais être plus petit que mes adversaires. Je veux montrer aux gens que ce n’est pas un gros problème, que cinq livres (2,268 kg, ndlr) ne font pas une énorme différence. »

Sans oublier de faire ravaler à Linares ses paroles distillées depuis l’annonce du combat façon trash talking. « J’aime qu’il me provoque, lance Lomachenko. Avant un combat, tous les boxeurs parlent mal de l’adversaire et le chambrent, mais personne ne vient assumer en conférence de presse après le combat. Après ce combat, je veux voir Linares à la conférence de presse et écouter ce qu’il a à dire. » Sous-entendu : après sa défaite. Une étape de plus sur la route de l’éternité pugilistique pour celui qui a encore d’autres champions dans le viseur après Linares.