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Le camp de Joshua va envoyer un contrat à Wilder "le plus vite possible"

Anthony Joshua
Anthony Joshua Reuters

Quelques heures après avoir vu Deontay Wilder (champion WBC des lourds) annoncer sur les réseaux sociaux qu’il avait accepté la dernière offre de son rival, le promoteur d’Anthony Joshua (champion WBA Super, IBF et WBO) a pris la parole pour promettre de lui envoyer très vite un contrat à signer. Sans oublier de préciser qu’il restait encore « pas mal de choses à régler » avant d’officialiser ce tant attendu choc d’unification de la catégorie reine.

Pas à pas, on avance. Mais ceux du jour ressemble plus à de grandes enjambées. Quelques heures après que Deontay Wilder (champion WBC) a annoncé avoir accepté la dernière offre d’Anthony Joshua (champion WBA Super, IBF et WBO) pour le combattre en Grande-Bretagne dans le tant attendu choc d’unification des lourds, le promoteur du Britannique lui a répondu via Sky Sport. Et promis d’envoyer au boxeur US le contrat « le plus vite possible »… sans oublier de le tacler et de questionner sa véritable motivation. « J’ai parlé à AJ ce matin car on a bien sûr vu la sortie de Deontay Wilder sur les réseaux sociaux, relate Eddie Hearn, le patron de Matchroom Boxing. C’est génial qu’il revienne vers nous avec une réponse. Nous avons fait cette offre il y a environ quatre semaines et je ne sais pas s’il répond maintenant parce qu’il veut vraiment ce combat ou parce qu’il a entendu que nous n’étions pas loin de finaliser le combat contre Alexander Povetkin. Peu importe, on va lui envoyer un contrat le plus vite possible. »

Ce qui n’empêche pas Hearn de prendre des précautions sur le thème « rien n’est encore fait » : « C’est le combat que l’on veut. Il y a encore beaucoup de choses à régler pour qu’il se fasse mais c’est une excellente nouvelle de savoir qu’il est en principe d’accord avec l’idée de venir en Grande-Bretagne pour combattre. On va s’en occuper et faire en sorte qu’il reçoive tous les papiers nécessaires. » S’il rappelle que « Anthony veut que ça se déroule à Wembley », là où il avait signé la plus prestigieuse victoire de sa carrière en battant Wladimir Klitschko en avril 2017 dans un combat de légende, Hearn confirme que l’idée de base d’organiser la chose mi-septembre a du plomb dans l’aile en raison du timing de la réponse du « Bronze Bomber » et du retour aux affaires de Saul « Canelo » Alvarez, le boxeur qui « vend » le plus de pay-per-views sur son nom aux Etats-Unis depuis la retraite de Floyd Mayweather.

« On verra bien s’il n’a que de la gueule ou pas »

« Le combat de Canelo le 15 septembre rend cette date plus difficile pour le diffuseur américain, appuie Hearn. Et on a perdu quatre semaines à attendre la réponse de Deontay Wilder, ce qui rend peu plausible le fait de mettre sur pied un combat d’une telle magnitude en seulement onze ou douze semaines. Si ce combat a lieu avant celui contre Povetkin, ce sera en octobre ou novembre. » Une façon de laisser la porte ouverte à une défense obligatoire contre le Russe qui pourrait bien avoir lieu avant le choc d’unification de la catégorie reine malgré les avancées positives des dernières heures. « Ce que je peux vous dire, c’est que Deontay Wilder aura un contrat devant lui avant la fin de la semaine, conclut Hearn. Et on verra bien s’il n’a que de la gueule ou pas. » Ou comment renverser à nouveau une pression que l’Américain avait habilement transvasée dans le camp de son rival.