L’ancien sparring de McGregor se lâche encore : "C’est le plus gros sac à m… que j’ai connu"

Floyd Mayweather (à gauche) et Conor McGregor
Floyd Mayweather (à gauche) et Conor McGregor AFP

Au cœur d’une polémique avec Conor McGregor, qu’il a un temps aidé à se préparer pour son combat contre Floyd Mayweather le 26 août à Las Vegas, Paul Malignaggi en a remis une couche sur ce qu’il pensait de la superstar irlandaise de l’UFC. Et le boxeur américain, champion du monde dans deux catégories dans sa carrière, a sorti la sulfateuse. Attention, ça pique.

Une fois le combat officialisé, on savait que la guéguerre verbale entre les deux vaudrait sans doute plus le coup que la bataille sur le ring. Mais on ne se doutait pas que les piques les plus cinglantes pour Conor McGregor ne viendraient pas du camp Floyd Mayweather mais de… son propre sparring-partner. Depuis quelques jours, le nom de Paul Malignaggi fait siffler les oreilles de la superstar irlandaise de l’UFC. Le boxeur pro/consultant télé américain, champion IBF des super-légers et WBA des welters dans sa carrière, participait au camp préparatoire de McGregor pour son très attendu combat contre Mayweather le 26 août à Las Vegas. Mais un gros clash au sujet d’une photo postée sur les réseaux sociaux, sur laquelle on pouvait voir Malignaggi au sol et « The Notorious » debout à le regarder comme s’il venait de le mettre à terre lors d’une séance de sparring de douze rounds (il affirme de son côté avoir été poussé), a provoqué son départ. Et libéré sa langue.

« Tout ce qui l’intéresse, c’est qui lui léchera le mieux le c… »

Après son peu classe « il gémit comme une fille quand on le touche » via Twitter, c’est au micro de l’excellent podcast The MMA Hour, publié par le site MMAFighting, que Paulie s’est lâché. Sans filtre. « Tout tourne autour de son ego et je ne suis pas un lèche-c… comme les gars autour de lui, a d’abord lancé Malignaggi. C’est un sac à m… Tout ce qui l’intéresse, c’est qui lui léchera le mieux le c… » Le boxeur de 36 ans a ensuite raconté ses séances avec Conor. S’il admet que ce dernier avait fait mieux que lui lors du premier sparring, il explique que l’Irlandais ne s’est pas présenté au deuxième prévu. Avant de lui indiquer qu’il devait se préparer pour douze rounds… à la veille de réaliser enfin ce deuxième sparring. « Je suis arrivé à la salle et il y avait tous ces pontes, Lorenzo Fertitta (ancien propriétaire de l’UFC, ndlr), Dana White (président exécutif de l’UFC, ndlr), son agent. De mon côté, je ne pouvais pas faire rentrer mon entraîneur. Et c’était tellement privé qu’on devait laisser son téléphone dans une boîte. Je me suis dit : ‘‘Ce type compte m’arrêter avant la limite ce soir’’. J’étais énervé mais je savais que j’étais venu préparé pour ça. »

Et de poursuivre : « Il a été meilleur la deuxième fois que la première mais c’est toujours quelque chose de nouveau pour lui donc la vitesse avec laquelle il progresse reste petite. Sur le plan personnel, mon temps de réaction et mon timing commençaient à revenir et j’étais bien meilleur que la première fois. Il s’est très bien débrouillé pendant les cinq premières reprises mais à partir de la sixième, il est devenu plus facile à toucher. Je le chambrais en permanence, lui disant qu’il n’était pas dans la même catégorie que moi et qu’il n’était pas habitué aux coups dans le corps. De son côté, il a arrêté de parler car il voulait garder son énergie. » Le témoignage arrive alors au désormais fameux cliché où Malignaggi se retrouve au sol. « Durant l’un de ses rounds les plus difficiles, il m’a poussé par terre car il voulait une pause, raconte Paulie. Je lui ai dit : ‘‘On ne prend pas de pause ici’’. J’ai commencé à lui mettre des coups au corps et il s’est mis à ronger. J’étais lessivé après dix reprises mais j’ai boxé les onzième et douzième car j’avais dit que je les ferai. Il est alors revenu plus fort. Je me souviens m’être dit que revenir de cette façon dans le combat montrait son caractère. Mais si j’étais resté au même niveau, aurait-il pu montrer cela ? C’est ce que je voulais voir la fois suivante. »

Il n’en aura pas l’occasion. Après avoir reçu un texto lui demandant de se rendre à la salle, le camp McGregor l’y a accueilli… en lui disant que ses services n’étaient plus requis. Et Malignaggi de pointer l’homme plutôt que le sportif : « J’ai rencontré quelques sacs à m… dans ma vie mais ce gars est le plus gros de tous. Je m’en fous que l’on ne parle plus jamais ensemble. Je m’accommoderai très bien d’une vie où je ne vois plus jamais Conor McGregor. (…) Je regrette tout dans cette expérience. Je n’ai plus vingt ans et je n’ai pas envie de devenir célèbre. Je suis heureux de ce que j’ai et je n’ai pas fait cela pour gagner des followers sur les réseaux sociaux. Je voulais juste faire cette nouvelle expérience et l’emporter dans mon livre des souvenirs. Il va y être mais pas comme je l’imaginais ou le voulais. »

Malignaggi évoque ensuite la difficulté de gérer la diffusion des photos de leurs séances, les journalistes spécialisés du milieu de la boxe lui posant ensuite trop de questions auxquelles il ne « voulait pas faire face ». « J’ai dit à Conor que je voulais faire en sorte qu’il brille, que les gens le voient le mieux possible comme boxeur, le promouvoir, mais pas à mes dépends. Avec des photos où il me mettait dans des positions compromettantes, ce n’était pas possible. Je lui en ai parlé dans les vestiaires après notre second sparring et je pensais qu’il allait me comprendre, surtout après avoir partagé douze rounds, ce qui installer normalement du respect entre deux boxeurs. Mais il m’a regardé avec un sourire narquois, il a rigolé et s’est tiré vers les douches en me lâchant : ‘‘Je ne sais pas, Paulie. On a eu quelques bonnes photos dans les derniers rounds.’’ A ce moment-là, je m’attendais à voir les caméras cachées sortir. Je ne pensais pas qu’on pouvait être un tel trou du c… C’est là que j’ai réalisé quelle tête de b… est ce gars ! »

Ouch. Le boxeur US a également utilisé Twitter pour revenir sur une autre photo polémique sur laquelle on le voit prendre une belle gauche de l’Irlandais lors de leur second sparring, cliché utilisé par les fans de McGregor pour discréditer ses paroles des derniers jours. Il a ainsi « retweeté » un montage de quatre photos de Mayweather, invaincu chez les pros (49-0), prenant de violents coups au visage lors de combats… qu’il a fini par gagner. Avec cette légende : « Quand on comprend, on comprend. Laissons les ‘‘experts’’ donner leur avis là-dessus ! » Et si on annulait Mayweather-McGregor pour un explosif Malignaggi-McGregor ?