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Détails à régler, insultes : Dernières nouvelles du front Joshua-Wilder

Anthony Joshua avec ses ceintures
Anthony Joshua avec ses ceintures Reuters

Il y a près de deux semaines, le Britannique Anthony Joshua promettait d’envoyer un contrat à l’Américain Deontay Wilder, qui venait d’accepter ses conditions pour le tant attendu combat d’unification des lourds. Depuis ? Plus aucune annonce. Mais les choses continuent de bouger en coulisses. Explications.

Le vaudeville continue, encore et encore. La célèbre expression « il y a la boxe et il y a la boxe poids lourds » trouve son expression parfaite dans les négociations pour le tant attendu combat d’unification des lourds entre le Britannique Anthony Joshua (champion WBA Super, IBF et WBO) et l’Américain Deontay Wilder (détenteur de la ceinture WBC). Des mois à se renvoyer la balle, à toi, à moi, avec le prisme médiatique comme témoin d’une guéguerre verbale tout ce qu’il y a de plus classique dans le noble art pour nourrir les flammes de l’intérêt. D’où la question redondante : alors, on en est où ?

« The Winkel a été satisfait »

On avait laissé les deux protagonistes sur une bonne nouvelle quand le « Bronze Bomber » avait officiellement annoncé accepter la dernière offre du camp « AJ ». Qui avait à son tour promis d’envoyer le contrat au plus vite. Près de deux semaines plus tard, rien n’a bougé. Ou presque. Arrivé ces derniers jours, le contrat en question est bien sur la table de Wilder. Mais Shelly Finkel, co-manager de boxeur US, a vite précisé que « deux détails très spécifiques » demandaient « clarification » de la part du camp britannique. Ni une ni deux, Eddie Hearn, promoteur de Joshua via Matchroom Boxing, a pris la plume sur les réseaux sociaux pour expliquer qu’ils avaient bien été éclaircis : « The Winkel a été satisfait ».

De quoi s’attendre à une annonce imminente ? Peut-être. Ou pas. Car un autre discours émanant de l’ami Eddie semble beaucoup moins optimiste. Invité par Sky Sports à réagir à la récente interview de Wilder pour Behind The Gloves, dans laquelle il multiplie les provocations envers son rival – avec qui il admet discuter en privé mais qu’il ne place par provocation qu’au cinquième rang de ses meilleurs lourds actuels… ou lol, comme on dit – et traite le promoteur de « serpent », « manipulateur » et « menteur compulsif », Hearn a tenu à mettre les points sur les i : « Tenons-nous en aux faits ! On leur a fait une première offre et ils n’ont même pas répondu. Ils nous ont ensuite fait une offre, on a demandé à voir un contrat et ils ont refusé d’en envoyer un. On a fait une nouvelle offre qu’ils ont acceptée après près de quatre semaines en demandant un contrat. Qu’on leur a envoyé. S’ils veulent vraiment ce combat, ils le signeront. »

« Je crois que Deontay et son clan ne veulent pas de combat »

Une dernière phrase qui sous-entend que ce n’est pas le cas. Et Hearn de pousser l’analyse : « Je n’arrive pas à savoir si les gens mentent à Deontay sur les négociations ou s’il est juste en plein fantasme. Je l’ai vu dire en interview qu’il est deux personnes à la fois, Deontay Wilder et « The Bronze Bomber », donc je penche vers la seconde solution. Ce n’est pourtant pas compliqué : on a posé les conditions du deal sur un contrat qu’il a en sa possession depuis une semaine. La WBA nous appelle tous les jours pour savoir ce qui se passe (le Russe Alexander Povetkin, challenger officiel et obligatoire pour la WBA, sera le prochain adversaire de Joshua s’il n’arrive pas à négocier avec Wilder et doit repousser la perspective du combat contre ce dernier, ndlr). Mais on ne sent aucune urgence de la part de Deontay et de son équipe à part celle de poster des vidéos folles sur Instagram. » Et la sentence de tomber : « A ce stade, je crois que Deontay et son clan ne veulent pas de combat ». La suite au prochain épisode. En espérant que la série pugilistique du moment ne nous réserve pas une nouvelle saison.