La nouvelle convention FFR-LNR se fait attendre

Bernard Laporte
Bernard Laporte AFP

Alors qu’une nouvelle convention FFR-LNR devait être adoptée à l’issue de cette saison, la Fédération a considérablement ralenti sur ce dossier aussi épineux que prioritaire surtout pour les internationaux. 

C’est un nouveau dossier épineux. Et la preuve que les relations entre la Fédération Française de Rugby et la Ligue Nationale de Rugby sont encore tendues. En juin dernier, les deux parties avaient pourtant convenu de mettre en place une nouvelle convention qui entrerait en vigueur l’été prochain. C’est d’ailleurs inscrit noir sur blanc dans « une feuille de route » signée par les deux instances qui prévoit « une nouvelle convention que les deux parties élaboreront pour une entrée en vigueur en 2018 ». Sauf que ces bonnes intentions ne sont aujourd’hui plus franchement les mêmes du côté fédéral. « Ce n’est pas le moment et il faut prendre le temps pour des sujets de fond plus importants », aurait même lancé un dirigeant de la FFR récemment. 

Laporte se félicitait pourtant d’une grande avancée

Dans un procès-verbal du comité directeur en date du 3 juin dernier, la Fédération s’était pourtant engagée à lancer le processus. « Les parties ont communément établi une feuille de route qui fixe les grands objectifs et les principaux principes qui guideront les discussions sur l'élaboration d'une nouvelle convention. La FFR et la LNR se fixent comme objectif d'une signature de cette nouvelle convention 2018-2023 lors des assemblées générales de décembre 2017, ou juin 2018 au plus tard. » Et Bernard Laporte avait même lancé au sujet des mesures adoptées dans l’avenant de l’été dernier : « C'est une grande avancée, qui pourra trouver son accomplissement dans une nouvelle convention à partir de la saison 2018-19. »

Tout est en stand-by

Mais pourquoi un tel revirement ? Est-ce en raison du maintien d’une procédure de justice de la LNR à son encontre comme indiqué par le Midi Olympique ? Ce n’est cependant pas ce qui aurait été indiqué à la Ligue. « Il y a pourtant urgence », nous a-t-on indiqué. Avec toujours les mêmes problèmes de fond pour le rugby français. L’avenant adopté par les deux parties concernant les internationaux n’a été signé pour que un an, soit jusqu’au 30 juin prochain. Qu’en sera-t-il après ? Pour le moment, tout est en stand-by. A court terme, la LNR souhaiterait optimiser le travail des staffs techniques, puis renforcer la politique des JIFF (joueurs issus des filières de formation) à moyen terme et enfin la formation à plus long terme. Mais le lien avec la Fédération semble à nouveau couper.

La balle est dans le camp de la Fédé

L’actuelle convention, entrée en vigueur en 2016, court jusqu’en 2020, soit la fin du mandat de Bernard Laporte. Mais si aucun nouveau texte n’est adopté par les deux parties, que va-t-il se passer après le 30 juin 2018 ? Pour le moment, c’est le flou le plus total. Evidemment avec une nouvelle convention, d’autres mesures pourraient aussi être adoptées. On voit mal de toute façon comment la Fédération et la Ligue pourraient ne pas se mettre autour d’une même table pour avancer. La semaine passée, la LNR avait rappelé sa volonté « d’engager au plus vite le travail en commun avec la FFR prévu dans la feuille de route conclue en mai dernier pour l’élaboration d’une nouvelle convention ». La balle est désormais dans les mains de Bernard Laporte et la Fédération.