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All Stars olympiques : Sonny Bill Williams

Sonny Bill Williams AFP

Alors que les Jeux Olympiques de Rio (5-20 août) approchent à grands pas, SFR Sport vous propose de découvrir les 10 stars étrangères qui devraient être les grands animateurs de cette XXXIe Olympiade. Aujourd’hui, le Néo-Zélandais Sonny Bill Williams, tête de gondole du rugby à 7 pour son entrée aux JO et sacré dans tous les sports qu’il a testés. 

La carrière de Sonny Bill Williams a de quoi donner le tournis à ceux qui en ont manqué un épisode. A 30 ans, le rugbyman a déjà alterné entre le rugby à XIII, à XV et maintenant à 7. Avec des succès éclatants à chaque fois. Chez le voisin australien, où le XIII partage l’affiche du sport le plus populaire avec le « footy », le Néo-Zélandais avait été propulsé star du championnat à 18 ans et pendant ses quatre saisons passées chez les Bulldogs. 

Sonny Bill Williams lors de son passage à Toulon AFP

Le moment alors choisi pour quitter le XIII et l’hémisphère sud pour endiabler le Top 14 et la rade de Toulon, où il est toujours adulé et souvent annoncé sur le retour. Mais rien ne peut faire changer d’avis ce sportif accompli. Pas même le contrat en or que lui fait souvent miroiter Mourad Boudjellal, président du RCT et fan absolu du joueur. 


Double champion du monde à XV

Depuis qu’il a débuté sa carrière professionnelle en 2004, Sonny Bill Williams a toujours pris des décisions qui ont fait parler. Et il les a toujours assumées. Son palmarès parle pour lui : deux Coupes du monde (2011, 2015) et un Super 15 (2012) à XV et deux NRL (prestigieux championnat entre clubs néo-zélandais et australien) à XIII. 

Lors de la finale de la Coupe du monde (à XV) contre l'Australie en 2015 AFP

« J’essaie de ne pas me laisser dicter ma vie, confesse-t-il. Je laisse ma famille et la religion le faire. Je ne suis pas parfait mais je sais à quel endroit je suis heureux. » Le trois quart-centre (quand il joue à XV) fait donc fi du quand dira-t-on. Sa décision de mener une carrière de boxeur en parallèle de sa carrière de rugbyman la rappelle sans cesse. 

Depuis 2009, il a disputé et remporté six combats, dont trois par KO, et devient même champion de Nouvelle-Zélande chez les poids lourds en 2012. Un titre qu’il a perdu en 2013 faute de l’avoir détendu à temps en raison de ses entraînements de rugby. Un crève-cœur pour ce fan du regretté Mohammed Ali

« Ali, c’est mon gars, claironne-t-il. Il a gagné l’or aux Jeux (à Rome en 1960, ndlr), c’était un médaillé olympique et ce serait génial de dire que j’en suis un aussi. Sa foi m’inspire et je suppose que cela l’a toujours soutenu. J’apprécie ça venant d’un athlète. Je me rends compte à quel point il a été scruté et combien de personnes voulaient le voir tomber. Mais il a continué à tracer sa route. »

L’exemple est trouvé et le chemin tout tracé. Son statut et son aura en font la tête de gondole du rugby à 7, qui découvrira les JO pour la première fois de son histoire. Et offrira un spectacle bien plus spectaculaire que le XV qui avait eu les honneurs de l’olympisme au début du siècle dernier (1900, 1908, 1920 et 1924). Beaucoup de quinzistes ont d’ailleurs essayé de s’inviter à la fête à l’instar de Fulgence Ouedraogo régulièrement appelé à 7 mais finalement non retenu pour l’évènement. 

Un essai sur son premier ballon touché à 7

Ils sont nombreux dans le cas du Montpelliérain à s’être cassé les dents aux portes des JO comme l’Australien Quade Cooper, le Sud-Africain Bryan Habana ou le Néo-Zélandais Liam Messam. Six mois après ses grands débuts et un essai inscrit sur son premier ballon, Sonny Bill Williams s’est, lui, rendu incontournable aux yeux de l’intransigeant sélectionneur néo-zélandais, Gordon Tietjens

A Rio avec sa soeur

« Sonny Bill apporte beaucoup d’exposition et de publicité au rugby, se réjouit Scott Curry, le capitaine des Kiwis. Il a montré qu’il était très impliqué à 7. Il apprend vite. » A Rio, Sonny Bill Williams ne sera pas seul, il partagera l’aventure avec sa sœur Nial, retenue avec l’équipe féminine. Mais ce sera bien lui qui suscitera la plus grosse attente autour des doubles champions du monde qui figurent parmi les favoris avec les Fidji.  

Mikkelson : « Il a façonné son rugby à travers le monde »

« Il est très puissant et peut faire des choses que personne d’autre n’est capable de faire, conclut son équipier Tim Mikkelson. Il a aussi montré qu’il pouvait faire de gros plaquages. Il a façonné son jeu du rugby à travers le monde. » Un bon résumé pour ceux qui auraient manqué un épisode.