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Le Racing échoue d'un drop, le Leinster sacré

Reuters
Le Leinster a décroché ce samedi le quatrième sacre de champion d'Europe de son histoire en dominant le Racing 92 (15-12), en finale à Bilbao. Le club irlandais aura pourtant couru après le score pendant près d'une heure, avant de reprendre l'ascendant sur des Franciliens qui auront raté le drop de l'égalisation. Le Leinster devient le club le plus titré de l'histoire de la compétition, à égalité avec le Stade Toulousain. C'est le deuxième échec du Racing en finale, après celle perdue face aux Saracens en 2016.

Il faudra s’en remettre, digérer cette deuxième finale de Coupe d’Europe perdue – après celle de 2016 face aux Saracens – pour se plonger dans la reconquête du Brennus. Le club avait su le faire il y a deux ans, pour battre Toulon en finale de Top 14 (29-21) et s’offrir le titre. La mission est désormais similaire. Mais avant ces considérations nationales, le Racing 92 devra avaler cette défaite ce samedi, en finale de Coupe d’Europe face au Leinster (15-12).

Une touche mal négociée, un drop raté

Une pénalité. Trois petits points qui offrent au club irlandais son quatrième sacre et lui permettent de devenir le club le plus titré de la compétition, à égalité avec le Stade Toulousain. Invaincus durant toute la compétition, les joueurs du Leinster auront su se montrer patients, courant après le score durant près d’une heure pour finalement prendre la main dans le dernier quart d’heure.

La fin de match aura coûté cher aux Racingmen. Deux pénalités tapées par Nacewa (74e et 79e) ont mis les Irlandais aux avant-postes. Mais la prolongation n’était pas loin. Il s’en est fallu d’une touche obtenue par le Racing et finalement mal négociée par Teddy Thomas à une minute et trente secondes de la fin : une perte de balle qui aura donné la pénalité de la gagne face aux perches à Nacewa. Derrière, les Franciliens auront buté sur la défense du Leinster pour finalement voir le drop de Rémi Talès passer à côté. 

« Il faut se rappeler qu'il y a dix ans, on était en Pro D2 »

« On meurt à trois points, c'est frustrant, résumait Henry Chavancy sur France 2 après le match. On avait vraiment à cœur d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire du club face à l'équipe favorite. On savait que ce serait très difficile, mais on s'est donné les moyens d'y croire. Il n'a pas manqué grand-chose. Un peu de discipline, ça nous a été fatal. C'est dur. Perdre une finale de Coupe d'Europe sur le fil comme ça, il n'y a pas pire comme frustration. J'espère qu'on aura la force de se relever et d'aller chercher un titre. Il faut se rappeler qu'il y a dix ans, on était en Pro D2. La progression du club est constante, c'aurait été bien de la valider avec la 1re étoile du club. On va digérer et on recommencera l'an prochain, étape par étape. » Prochaine étape : les demi-finales de Top 14.