Wasps-Leicester : la machine face au miraculé

Kurtley Beale
Kurtley Beale AFP

Premiers au terme de la saison régulière, les Wasps accueillent Leicester ce samedi lors de la deuxième demi-finale de l’Aviva Premiership (18h15, en direct et en exclu sur SFR Sport 1) qui opposera une équipe ultra-offensive à un monstre du rugby anglais qui a réussi à se qualifier dans le dernier carré malgré de nombreux soubresauts.

Les Wasps n’ont laissé le soin à personne, pas même aux Saracens, doubles champions en titre, de les priver d’une demi-finale de championnat à domicile. Ils ont donc éteint les Sarries (35-15) lors de la dernière journée pour s’assurer la première place de la saison régulière et s’offrir l’avantage de recevoir. Et ce n’est pas qu’une posture. L’équipe de Coventry n’a plus perdu dans sa Ricoh Arena depuis décembre 2015. Cette saison, elle a remporté tous ses matches à domicile en échouant seulement deux fois à prendre le bonus offensif (face à Exeter et… Leicester). 

Il faut bien cette dose de confiance aux hommes de Dai Young qui restent sur quatre défaites lors de leurs quatre dernières demi-finales toutes compétitions confondues (dont l’année dernière face à Exeter en Premiership). D’autant que les Wasps seront dans la peau du grand favori face à une équipe de Leicester revenue de nulle part lors d’une saison chaotique marquée par les départs de Richard Cockerill et Aaron Mauger et le retour de Matt O’Connor sur le banc.

Les Wasps ont affolé les records

Sur le papier, les Wasps ont tout pour eux : la meilleure attaque du championnat (693 points), un record d’essais inscrits sur une saison (89), trois victoires face aux Tigers lors de leurs dernières confrontations, le meilleur marqueur d’essais de la saison (Christian Wade, 17) et le meilleur joueur du championnat dans leur rang (Jimmy Gopperth). Ils ont aussi des raisons de se méfier comme en atteste leur revers en quart de finale de Champions Cup avec un incroyable raté de Willie Le Roux, qui a un peu écorné l’image du Sud-Africain. Sans occulter la rage de vaincre des Tigers qui capitalisent sur leur position d’outsider. 

Les Tigers incontournables des demies

Le club anglais le plus titré (10 fois champion) a surmonté tellement de soubresauts que sa qualification pour les playoffs n’est que de bonus. Il a surtout trouvé un équilibre depuis le retour de l’Australien Matt O’Connor, artisan des trois derniers titres de champion des Tigers. C’est donc une équipe retrouvée qui va se présenter à la Ricoh Arena. Mais aussi menée par leur capitaine exemplaire, Tom Youngs, touché par la maladie (en phase terminale) de sa femme, et portée par leur expertise de ses rendez-vous cruciaux avec cette douzième qualification de rang en demi-finales (même si elle reste sur trois échecs consécutifs à ce stade).

Young : « Ils viennent ici en se frottant les mains »

« On s’attend à ce qu’ils viennent ici en se frottant les mains en estimant n’avoir rien à perdre, prévient Young. Ils vont chercher à gâcher la fête et nous devrons jouer à notre meilleur niveau. Les Tigers vont tenter de nous déstabiliser et nous devrons résister à ça. Si nous le faisons, nous pourrons gagner. »

O’Connor : « C’est le point de départ pour nous, pas le point final »

« L’ambiance est en ébullition, note Matt O’Connor, son confrère de Leicester. C’est le point de départ pour nous, ce n’est pas le point final. Ils ont travaillé incroyablement dur pour en arriver là mais ce n’est que le début du voyage et il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir. C’est la première étape de notre défi. » Celui d’ajouter un onzième titre à leur palmarès, quatre ans après le dernier.