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Positif, il explique avoir "inconsciemment mis une substance dans (s)a bouche"

Kei Saito (à gauche) en 2012
Kei Saito (à gauche) en 2012 Reuters

Contrôle positif lors d’un test hors compétition, le patineur de vitesse japonais Kei Saito est le premier cas de dopage des Jeux de Pyeongchang. Avec une ligne de défense plutôt tirée par les cheveux.

C’est le grand jeu cynique des rendez-vous olympiques depuis quelques années : qui sera le premier cas positif des Jeux ? A Pyeongchang, cet honneur qui n’en est pas un est revenu au patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track de 21 ans – il avait participé au 1500 mètres samedi et était remplaçant pour le relais 5000 m ce mardi – contrôlé « positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant, durant un test hors compétition » comme l’explique le communiqué du Tribunal arbitral du sport (TAS), délocalisé à Pyeongchang pour les JO – comme à Rio en 2016 – et saisi de l’affaire comme prévu durant cette compétition, qui précise qu’« aucun des résultats enregistrés pendant les Jeux n’a été affecté ».

« Je veux me battre pour prouver mon innocence »

Alors que le TAS explique que l’intéressé a accepté d’être « provisoirement suspendu » et a quitté le village olympique, Saito s’est défendu dans un communiqué : « Je veux me battre pour prouver mon innocence. Je suis extrêmement surpris. Je n’ai jamais pris de produits dopants et n’ai donc jamais eu l’intention de les cacher. (…) La seule possibilité est que j’ai accidentellement et inconsciemment mis une substance interdite dans ma bouche. » Après la mauvaise viande ou les baisers fougueux qui rendent positif, accueillons donc la défense « j’ai pris quelque chose sans m’en rendre compte ni être conscient »… Un mauvais coup de pub pour le sport japonais, dont Saito est le premier athlète pris pour dopage aux Jeux d’hiver à deux ans des JO d’été de Tokyo.