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JO Paris 2024: le jour de gloire est arrivé !

AFP

Ca y est, les jeux sont faits ! Paris et la France accueilleront officiellement les JO d’été 2024, après la signature ce mercredi à Lima (Pérou) de l’accord tripartite entre le CIO, Paris 2024 et Los Angeles 2028. Un bonheur fou pour tous les amoureux transis de sport. Mais également pour la nation toute entière. 

Le Champagne était au frais, les agapes du chef étoilé Alain Ducasse à portée de main. La partie était pliée d’avance mais qu’importe si le suspense s’est volatilisé depuis le 31 juillet et l’accord tripartite passé entre le CIO, Paris 2024 et Los Angeles 2028. Ca y est ! Ne nous pinçons point, ne fantasmons plus, le rêve est devenu réalité. La France tient ses Jeux Olympiques et Paralympiques d’été. Enfin, après une si longue attente qui aura duré un siècle depuis une ultime escale à Paris en 1924. Autant dire une éternité à l’échelle du calendrier sportif et une anomalie d’un point de vue historique tant la France a œuvré sans relâche pour l’olympisme, depuis le pari réussi de Pierre de Coubertin de moderniser et relancer les JO de la Grèce antique en 1896. 

Comme un air de Coupe du monde 98

A l’image du triomphe de l’équipe de France de foot lors de la Coupe du monde 1998, on pourra donc désormais affirmer un jour « J’y étais ! » ou « J’ai vu de mon vivant » des Jeux Olympiques d’été en France. Un mirage aujourd’hui bien concret dont on avait fini par se désespérer après les échecs successifs de Lyon en 1968, Paris en 1992, Lille en 2004, Paris en 2008 et Paris en 2012. Après ce dernier raté, il s’était d’ailleurs dit - promis, juré - qu’on ne nous y reprendrait pas de sitôt. Trop de honte accumulée, d’arrogance manifestée, de certitudes balayées. Trop de mainmise politique aussi (et surtout ?) sur un dossier qui aurait dû être porté depuis le début par les sportifs eux-mêmes. A eux la tête d’affiche, aux élus les seconds rôles. Et non l’inverse.

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Se renouveler sans recycler les recettes du passé

Paradoxe de l’histoire, c’est justement un homme politique, François Hollande en l’occurrence, qui manifesta le premier en 2012 l’envie d’y retourner. De remettre le bleu de chauffe et les compteurs à zéro. Un peu comme ce qui se trame ces dernières semaines du côté de la rue de Solferino. Avec le risque énorme d’en prendre pour cinquante ans d’abstinence en cas de nouvel échec à l’organisation des Jeux Olympiques d’été 2024. Mais la France et Paris ont eu l’intelligence de se renouveler sans recycler les recettes du passé, d’injecter du sang neuf dans les rouages et de présenter une copie inédite articulée autour des sites de prestige franciliens.

Les bienfaits d'une organisation à la maison

Si la formidable issue de quatre années de candidature olympique et de lobbying acharnés réjouit ce soir au plus haut point les amoureux transis de sport, les pisse-froid et autres éternels mécontents ont désormais sept ans pour revoir leur position. Et méditer sur les bienfaits et retombées vertueuses d’une organisation à la maison. Au-delà des emplois créés et des recettes globales générées par un tel événement (estimées à 10 milliards d’euros), le sport va en effet retrouver une place centrale au sein de notre société car disons-le franchement, la France n’a pas foncièrement une grosse culture du sport contrairement à nos voisins allemands ou anglais, pour ne citer qu’eux.

Dépoussiérer le modèle sportif français

Les JO 2024 à Paris, c’est l’assurance de « doper » le sport en France aussi bien en termes de santé, d’utilité publique, de levier éducatif, de regard sur le handicap, d’héritage durable et sociétal. Sans parler du modèle sportif français qui devrait connaître un sérieux lifting et s’offrir enfin une mise à jour attendue depuis les années 60. La nostalgie est morte, vive l’aventure olympique, vive les Jeux Olympiques à Paris et en France ! Et que le temps s'étire aussi longuement que ce siècle d'attente.