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Les dessous de la dissolution du comité de candidature Paris 2024

AFP

Paris désignée ville-hôte des Jeux Olympiques 2024 il y a un mois, le comité de candidature est dissous peu à peu. Ce lundi, ce sont encore vingt-cinq employés qui vont quitter les bureaux du boulevard Haussmann à Paris. Explications.

Depuis la désignation de Paris comme ville hôte des Jeux Olympiques de 2024, le comité de candidature est progressivement dissous. Ce lundi est une étape importante puisque 25 employés (il y en avait plus de 50 au total et 12 sont déjà partis à la fin du mois de septembre) quittent les bureaux du boulevard Haussmann. Comme pour la majorité des membres du comité de candidature, ils sont licenciés après avoir intégré Paris 2024 il y a deux ans en CDI (obligatoire pour des contrats de plus de 18 mois). Certains ont déjà prévu une reconversion professionnelle, d’autres vont chercher un emploi, enfin une partie espère être de l’aventure dans le comité d’organisation, même s’ils sont rares à être sûr d’en faire partie quand ce dernier sera créé, au plus tard au début de l’année 2018.

Les polémiques ont semé l'incompréhension

L’ambiance startup des bureaux de Paris 2024 va en prendre un coup ce lundi matin. La majorité des bureaux est désormais inoccupée et le silence règne. Ces dernières semaines, les polémiques ont semé l’incompréhension. Même si on pouvait s’attendre à ce que les luttes de pouvoir entre les différents membres fondateurs (Etat, ministère, ville, région…) fassent rage au moment où chacun essaye de placer ses pions. Car au siège, et même si cela était prévu, on ne se sent pas particulièrement privilégié au moment de faire ses cartons. La polémique liée à la prime de succès empochée par l’ensemble des employés n’a pas vraiment été comprise par cette jeune équipe (la moyenne d’âge est de 33 ans) qui n’a jamais compté ses heures pour faire gagner Paris. 

Une prime de succès de 12% des salaires perçus

Pour encourager tout le monde, et pour compenser l’absence de treizième mois, de RTT ou encore de comité d’entreprise au sein du comité, il avait été décidé de mettre en place une prime de succès dès le début de l’aventure et pour l’ensemble des employés. Selon les informations de RMC Sport, elle est de 12% des salaires perçus, soit en moyenne d’un peu plus de 10.000€, plafonnée à trois fois cette moyenne soit un peu plus de 30.000€ pour les plus gros salaires. Un « cadeau » qui sera légèrement plus élevé si on y associe l’indemnité de licenciement qui sera minimale : un cinquième du salaire mensuel par année d’ancienneté. Les dirigeants du comité, qui sont certains de repartir dans l’organisation des Jeux, pourraient renoncer à ces dernières indemnités.

Dernière vague de licenciements mi-décembre

C’est un « comité de rémunérations » qui a décidé des émoluments de chacun ainsi que des primes dès le début de l’aventure Paris 2024. Comité piloté par l’ancienne athlète Valérie Barlois-Leroux, aujourd’hui directrice de projet chez Bouygues Construction et qui a passé l’essentiel de sa carrière professionnelle dans les ressources humaines. Des représentants des membres fondateurs (ville, région, état…) étaient présents. La dernière vague de licenciements est prévue pour mi-décembre.