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Le PSG humilie (déjà) Lyon

PSG
AFP

Le Paris Saint-Germain n’a fait qu’une bouchée de l’Olympique Lyonnais lors du Trophée des champions, à Klagenfurt (Autriche) ce samedi (4-1). Un score qui reflète la grande forme des hommes d’Unai Emery, qui s’étaient déjà illustrés lors de l’International Champions Cup.

« Trop c trop » avait écrit il y a quelques jours Jean-Michel Aulas sur les réseaux sociaux à propos des investissements colossaux du PSG. Samedi pour le Trophée des champions, le président lyonnais s’attendait sûrement à ce que son équipe reparte comme elle était venue, sans titre. Ça n’a pas raté. Mais pire encore que ce qu’il avait dû envisager.

Un exil inutile

C’est dans un Wörthersee Stadion (Autriche) à moitié vide que les deux cadors du championnat français se sont retrouvés. « Je ne comprends pas bien le principe de s’exiler pour jouer une finale de Supercoupe. J’veux dire, être au Stade de France pour le public ç’aurait été super. Je suppose que c’est commercial, on va faire avec. » La nouvelle recrue Thomas Meunier avait visé juste. Le spectacle promis n’a pas eu lieu, ou du moins que dans un sens. Pour ses retrouvailles avec Lyon, Paris n’a pas fait dans la demi-mesure.

L’Olympique Lyonnais patauge

On nous avait promis des Gones compétitifs cette saison. Pour le spectacle, il faudra repasser. C’est même à se demander si Jean-Michel Aulas n’aurait pas mieux fait d’éviter la polémique absurde autour de Rachid Ghezzal qui, même sans sauver les siens, aurait été un renfort nécessaire. Menés 3-0 à la demi-heure de jeu, c’en est devenu gênant pour des Lyonnais de plus en plus agressifs voire dangereux sur la pelouse. Et ce ne sont pas les quelques supporters des Gones qui auront réussi à les réveiller à coups de « Ahou ».

Le match des Lyonnais a été à l’image du maillot arboré par Corentin Tolisso en début de rencontre. Déchiré. Nabil Fékir a semblé lourd sur le terrain, Maxwell Cornet n’a pas eu de place pour se montrer et Alexandre Lacazette est passé à côté de toutes les occasions qu’il a eu entre les pieds. Le vide total. Au retour des vestiaires, Bruno Genesio a d’ailleurs misé sur le changement en abrégeant les souffrances de son attaquant « irremplaçable » pour envoyer Mathieu Valbuena au charbon. Dominés dans le jeu et au score (3-0 à la pause), cette tentative n’a rien changé.

S’il veut terminer sur une bonne note, « JMA » pourra néanmoins se féliciter de ne pas avoir laissé filer Corentin Tolisso à Naples, lui qui a sauvé l’honneur à deux minutes de la fin du temps réglementaire (4-1).

Paris s’échauffe avant la reprise

Pour les champions de France en titre, cette rencontre avait des airs de promenade de santé. Si bien qu’à la mi-temps, Angel Di Maria a échangé son maillot avec Rafael, soit l’équivalent d’un cadeau en plein milieu d’un match déjà plié. Pour les Parisiens, la préparation se termine et le Trophée des champions n’est qu’une formalité parmi tant d’autres (championnat, coupe de France, coupe de la Ligue). Une rencontre presque amicale que l’on joue sans trop forcer, en sachant d’emblée que la défense adverse les redoute et qu’ils peuvent y entrer comme dans du beurre. Pour le coup, l’image fonctionne à merveille. 

Partis de là, les hommes d’Unai Emery se sont fait plaisir et ont joué avec les nerfs des acteurs lyonnais. Serge Aurier a fait danser Maxwell Cornet sur son couloir (15e), Lucas a marqué, Hatem Ben Arfa aussi. Javier Pastore y est allé de son jeu de jambes notamment face à Anthony Lopes (50e), et a ouvert le score dès la 9e minute avant de délivrer une passe décisive à Layvin Kurzawa (54e) pour le 4-0. Privé d’un Marquinhos engagé dans le tournoi olympique, le PSG a démontré qu’il était fort de sa profondeur de banc.

On connaît déjà la suite et l’issue d’un championnat de France qui n’a même pas encore repris…