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Plessis : « J'aurais préféré que ça ne se passe pas comme ça »

Entre Plessis et Maritimo, c'est fini
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En désaccord avec son président à Madère, le milieu de terrain français Damien Plessis vient de résilier son contrat avec le CS Marítimo.

Damien, tu viens de résilier ton contrat avec le Marítimo. Pourquoi cette décision ?
Il me restait encore deux ans de contrat. J’ai pris cette décision parce qu’un certain nombre de choses n’allaient pas. Mon contrat n’était pas respecté de leur part. Il y avait une accumulation de situations qui a fait que…
Ces dernières semaines, tu avais été l’objet de procédures disciplinaires de la part du club. Que s’est-il passé ?
A la fin de la saison dernière, j’avais informé les dirigeants qu’il fallait résoudre un certain nombre de questions, comme les retards de salaires. J’ai envoyé des messages au président mais il n’a pas répondu. Après la finale de la Coupe de la Ligue (2-6 contre le Benfica) qui se jouait à Coimbra, je suis parti directement de Porto pour rejoindre ma famille. C’était plus facile que de retourner à Madère. J’ai simplement pris mon billet. Le président a profité de ça pour me coller une procédure. C’était la première. La deuxième, ce fut par rapport à la reprise. Nous devions reprendre le 5. Je préviens le club que je vais revenir mais qu’il faut tout régler. On me répond que c’est OK. Une heure après, le club me contacte pour me dire que c’est à moi de réserver mon billet. Déjà que je payais ceux de ma famille…
La goutte de trop ?
Ça fait partie des accords contractuels ou verbaux que nous avions avec le président et qui n’ont pas été respectés. Comme le loyer de mon logement qui n’était pas payé. Je devais avoir aussi une voiture… Au final, je payais tout. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une personne à problème mais je n’allais pas rester sans faire, ni rien dire.
Au final, regrettes-tu d’avoir signé avec les Lions de Madère ?
Non, je ne regrette pas mes choix. Parfois, on me demande si je regrette d’avoir rejoint Liverpool aussi jeune. Mais non. J’aurais préféré que ça ne se passe pas comme ça. Je n’étais pas venu ici pour gagner ma vie mais pour me relancer. Je n’ai pas perdu mon temps mais si j’ai eu plus de maux de tête que joué au foot. J’ai même été surpris, au début, par la Liga portugaise. Ça joue au ballon, c’est agréable.
A 28 ans, tu as déjà pas mal voyagé. Liverpool, Panathinaïkos, Lausanne Sport. C’est un peu comme si l’ex-Bleuet que tu étais s’était un peu perdu…
J’avais 20 ans quand je suis parti à Liverpool. Je suis encore jeune mais… c’est le foot. Je résiliais avec Châteauroux en janvier, quatre mois après, je disputais une finale de coupe, au Portugal. Il n’y a pas de vérité dans le foot. C’est comme ça. J’aurais préféré rester dans un club et durer. Je serais resté si le Marítimo avait respecté ses engagements.
Où es-tu maintenant, as-tu des touches ?
Des clubs turcs m’ont contacté. J’ai aussi eu des appels du Qatar ou de Grèce. Il me reste dix jours. Donc j’attends…