Vardy : « J’ai l’impression d’avoir 21 ans »

Jamie Vardy
AFP

Sacré champion d’Angleterre la saison dernière, Jamie Vardy n’a pas connu une année des plus faciles avec Leicester. Dans un entretien accordé au Daily Mail, l’international anglais s’est confié sur sa méforme, son souhait de longévité et sa recette pour performer.

Sa méforme cette saison

Leicester a connu une saison cauchemardesque. Jamie Vardy, son pilier, n’a pas réussi à sortir les siens de la crise en première partie de saison. Mais depuis, les Foxes ont sorti la tête de l’eau en prenant la onzième place du classement. De quoi soulager l’attaquant. « Je suis content que cette fin de saison se soit bien passée pour nous, même si j’aurais pu marquer plus ». 

Il faut dire que l’enthousiasme d’hier est vite retombé. Après avoir pris part à 33 rencontres de championnat, Vardy a inscrit 12 buts. Soit moitié moins que l’an dernier. Et celui qui avait enregistré une moyenne de 0,63 but par match la saison dernière (toutes compétitions confondues) en compte désormais 0,32. Mais l’international anglais, conscient de sa méforme, sait relativiser. « J’ai été frustré, mais cela arrive aux attaquants. Il suffit juste de continuer à faire ce qui m’a permis d’atteindre mon meilleur niveau autrefois. »

Du Red Bull et des claques : la recette du succès

Pour atteindre son meilleur niveau, Vardy compte sur des habitudes particulières. Dans son autobiographie parue il y a un an, il avait mentionné sa consommation de porto les veilles de match qui lui permettait de se mettre en condition. Ce n’est pas le seul rituel du joueur de Leicester. « Je dois boire du Red Bull chaque matin. »

A croire que les boissons énergisantes lui ont permis de tirer un trait sur les difficultés rencontrées. Des obstacles qui l’ont parfois poussé à des réactions surprenantes, comme se frapper le visage en plein match pour se remotiver, à la manière d’un Anthony Joshua.

« C’était une habitude que j’avais. C’est à cause de la frustration. Il vaut mieux que je me frappe moi-même plutôt que de me défouler sur quelqu’un d’autre. Je me suis ouvert la lèvre à plusieurs reprises. »

Craig Shakespeare comme sauveur

« Shakespeare n’a pas changé. » Sa confiance retrouvée, il la doit probablement à Craig Shakespeare, successeur de Claudio Ranieri qui l’a remis sur le devant de la scène et lui a permis d’oublier « les fausses accusations » dont il a fait l’objet dans l’épisode du limogeage de l’Italien.

« Il veut que l’atmosphère soit la même que lorsqu’il était adjoint. Il fait de bons choix. » Et justement, ces choix ont en partie aidé les Foxes à atteindre les quarts de finale de Ligue des champions face à l’Atlético de Madrid contre qui l’avant-centre a marqué pour arracher un nul à domicile (1-1).

« On a été à la hauteur. Cela prouve qu’on a les moyens de rivaliser. Ça me donne envie de retourner en C1. » Peu de chances que ce soit avec Leicester, dans le ventre mou en Premier League.

Le souhait d’une longévité à la Ibrahimovic

A 30 ans, le Britannique croit en ses qualités et en ses chances d’avoir un brillant avenir à la manière d’un Zlatan Ibrahimovic, 35 ans. 

« Bien sûr que je peux aussi le faire, j’ai juste à poursuivre mes efforts actuels. L’âge c’est juste un nombre, et à partir du moment où je continue à être autant en forme que je le suis en ce moment, je continuerai. Je me sens jeune, j’ai l’impression d’avoir 21 ans. » De quoi envoyer un message clair aux cadors européens pour le prochain mercato.