<

Reiss Nelson, la pépite des Gunners qui a convaincu Wenger

Reiss Nelson
Reiss Nelson AFP

L’Emirates Cup, diffusée sur SFR Sport 1, a été l’occasion pour Arsenal de faire découvrir sa jeunesse, à commencer par Reiss Nelson, ailier de talent de la réserve qui s’est fait un nom durant la préparation. Au point d'étonner ses propres coéquipiers en équipe première et de laisser Arsène Wenger envisager son intégration cette saison.

Il n’a que 17 ans mais a presque volé la vedette à Alexandre Lacazette durant la préparation. Après la tournée en Australie, où il avait déjà montré de très belles choses, Reiss Nelson a notamment été aligné par Arsène Wenger lors de la victoire de son équipe face au Benfica (5-2) ce samedi dans le cadre de l'Emirates Cup. Une nouvelle occasion saisie de se révéler au monde pour ce joueur du vivier londonien.

Surclassé par ses entraîneurs

Le natif de la banlieue sud-londonienne a vu sa vie changer lorsqu’il a intégré l’école de foot des Gunners à 9 ans. Toujours surclassé par ses coaches, qui voient en lui un talent qui peur grimper jusque chez les grands, ce jeune milieu offensif fin dribbleur a du talent à revendre. C’est ce qui lui a valu d’être promu chez les U21 la saison dernière, du haut de ses 16 ans, et d’évoluer au côté de joueurs plus âgés de cinq ans. Arsenal a bien compris qu’il n’avait pas fini de repousser les limites des tranches d’âge et a signé son premier contrat pro en décembre.

Erreur lors du chargement du média :
Source introuvable

Un profil parfait pour Wenger

Son premier match avec les A, en juillet face au Sydney FC, a laissé la presse anglaise sans voix. Lui qui a pour habitude d’évoluer en tant qu’ailier droit, parfois milieu central, et ailier gauche dans le pire des cas, a de nouveau dû faire appel à sa polyvalence pour prendre le poste de milieu droit, quasi latéral dans le 3-4-3 privilégié par Wenger depuis la fin de saison dernière. « C’est un joueur plus offensif, a pointé le technicien alsacien. Il peut plus jouer parmi les trois attaquants ou en tant que milieu offensif. » Ce qui ne l’empêche pas de le mettre en difficulté afin de voir ses aptitudes défensives se développer. Un Hector Bellerin 2.0.

En même temps, c’était l’opportunité rêvée pour Arsène Wenger de tester son effectif. Pas étonnant donc de voir le Baby Gunner se faire une place au soleil, surtout face au Benfica (5-2) où il a régalé avec un bonbon sur le but d’Olivier Giroud, ce qui a bien sûr encore donné satisfaction au manager français. « Chez les attaquants et les créateurs, on a deux types de joueurs qui se dégagent. Ceux qui sont à l’aise dans les courses balle au pied et ceux qui sont meilleurs dans leurs accélérations sans le ballon. Nelson est plus du genre à aimer garder le ballon et aller provoquer l’adversaire en l’éliminant. » C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé avec Eliseu, qui a fait les frais de ses courses vives. Ses passes intelligentes, sa lucidité et ses occasions créées esquissent un profil plus qu'intéressant. Un attaquant qui peut rester en veille sur le banc et entrer en cours de jeu pour faire profiter sa formation de son dynamisme.

Déjà repéré à l’échelle européenne

Lors du dernier exercice, il a pris part à seize rencontre en Premier League 2 avec la réserve (U23) et a été impliqué sur 12 buts (6 réalisations, 6 passes décisives) avec des apparitions également chez la petite-fille de la Ligue des champions, la Youth League (6 matches, 2 buts). Et forcément, les Lionceaux avaient déjà jeté leur dévolu sur lui, présent pour disputer l’Euro U17 en 2016 avec l’Angleterre avant d’être encore surclassé et envoyé chez les U18. Cette ascension a tapé dans l’œil de la marque aux trois bandes, qui a décidé de le sponsoriser malgré son jeune âge. Et sur les réseaux sociaux, la pépite ne manque pas de préciser qu’il est un « athlète adidas ». Déjà un communiquant de choix, point important dans le football moderne.

📸 @adidasuk

Une publication partagée par Reiss Nelson (@reissnelson) le

Özil est fan de Nelson, les supporters aussi

Mais Nelson n’a pas encore tout d’un grand. C’est aussi ce qui pousse ses aînés à le conseiller durant cette préparation, soucieux de voir le petit nouveau progresser. Mesut Özil l’a d’ailleurs pris sous son aile pour l’aider à se faire une place dans le groupe. « Mesut m’a beaucoup parlé et vraiment aidé match après match, a confié le Londonien. Après mon premier match (face à Sydney, ndlr), il avait l’air impressionné et il ne savait pas quel âge j’avais. Quand je lui ai dit, il était très surpris. Depuis, il m’a dit plein de choses que je dois appliquer, du genre comment réagir sur et hors du terrain. C’est fou d’être conseillé par l’un des meilleurs joueurs au monde. »

L’international allemand n’est pas le seul à avoir été bluffé. L’engouement a aussi pris du côté des supporters, friands de voir un petit de chez eux concurrencer les talents des clubs adverses, Sancho, Foden, Lookman et consorts. Après la rencontre contre le Benfica, les fans ont plaidé sa cause à coups de « L’homme du match, pour moi, c’est Reiss Nelson » ou encore « Vous pouvez y aller et vendre Sanchez. » Un poil d'emballement, peut-être.

Pas de pression pour lui

Le principal concerné déclare ne pas prêter attention aux commentaires, lui qui est pourtant baigné dans les réseaux sociaux. « J’ai une conversation de groupe avec mes amis et ils m’ont dit que j’avais la cote sur Twitter. Je ne fais pas trop attention à tout ça en fait. Je me focalise uniquement sur le prochain match. Je veux juste continuer sans trop me projeter. Je veux poursuivre ce que je suis en train de faire et si j’ai l’opportunité d’intégrer l’équipe première, je me donnerai à fond. » Selon ses dires, il y sera encore dimanche prochain face à Chelsea pour le Community Shield. Sûr de lui, le gamin.

Attendu en équipe première

Il y a tout de même un danger dans le cas Nelson. Rappelons ainsi le quadruplé de Yaya Sanogo lors de l'Emirates Cup 2014 face au Benfica, qui l’avait propulsé au rang de futur titulaire à Arsenal… La suite ne sera pas aussi joyeuse, très loin de là. Ce genre d’exemple n’est pas une exception. Arsène Wenger, lui, croit tout de même en son joueur chez qui il voit un immense potentiel et l'assurance nécessaire pour le faire évoluer.« En tant que manager, j’ai compris que soit on avait de la confiance dès 17 ans, soit on en avait pas du tout. Pour certains joueurs que j’ai dirigés dans ma carrière, il était naturel d’être titulaire de l’équipe première à 18 ans. Ils se disaient : ''Allons-y, jouons ''. Et Reiss a ce genre d’attitude. » Sans doute le début d’une longue carrière pour celui qui est, selon son manager, « très très proche » de l’équipe première. L’Emirates Stadium en salive déjà.