Quand Ferguson n’ose pas entrer dans le vestiaire de Man United…

AFP

Figure emblématique d’une équipe qu’il a dirigée durant 27 ans, Sir Alex Ferguson assiste toujours aux matches de Manchester United. Mais l’ancien manager de 75 ans n’ose pas entrer dans le vestiaire des joueurs ou faire les déplacements avec eux, par crainte d’interférer avec le travail de José Mourinho… qui l’invite à moins de prudence. 

L’Histoire est belle mais peut parfois peser lourd sur le présent ou le futur d’un club. La légende de Sir Alex Ferguson est encore vivace, moins de quatre ans après son départ de Manchester United après 27 années passées sur le banc. La petite flamme dans les yeux de l’homme de 75 ans, elle, ne s’est jamais éteinte, et l’Ecossais vibre toujours autant dans les tribunes pour supporter les Red Devils. 

Alex Ferguson a toutefois pris ses distances vis-à-vis de l’équipe. Par souci de discrétion, par peur de prendre trop de place, d’enrayer le renouveau de l’institution. Ce fut le cas dès l’arrivée de David Moyes sur le banc, c’est encore le cas aujourd’hui sous l’ère José Mourinho. Le technicien portugais ne serait pourtant pas contre une présence accrue de son illustre prédécesseur. 

« Le seul à ne pas rentrer dans le vestiaire »

L’ancien entraîneur de l’Inter, du Real Madrid ou de Chelsea a confié qu’il incitait lui-même Alex Ferguson à ne pas rester à la porte du vestiaire ou à voyager avec le groupe lors des différents déplacements. « A la fin des matches, quand lui, Sir Bobby Charlton et les dirigeants descendent, il est le seul qui ne rentre pas dans le vestiaire, raconte José Mourinho à la chaîne portugaise SIC. Je lui ai dit que ce genre de situations n’avait aucun sens, qu’il devait se sentir libre de faire ce qu’une personne de sa stature au sein d’un club peut faire. »

Il n’ose pas prendre le même train

Alex Ferguson est invité à se joindre au groupe pour les prochains déplacements du club. « Il a voulu partir et ne pas revenir, peut-être pour son propre confort, tente d’expliquer The Special One. Mais je lui ai dit qu’il n’y avait aucun sens à ce que nous nous rendions à Londres en train et qu’il s’y rende en voiture. Il est tellement respectueux qu’il en est même timide dans son approche. Il faut que nous le fassions se sentir à l’aise, que nous lui fassions comprendre que dans nos têtes, il n’y a pas de fantôme. » Ne jamais oublier qu’Alex Ferguson a été anobli. L’élégance d’un Sir.