Pourquoi l’approche mentale est la faiblesse de Liverpool face aux "petits"

AFP

Avec Liverpool, ces dernières années, c’est souvent la même histoire. Capables de superbes performances face aux « gros », les Reds se prennent souvent les pieds dans la pelouse contre les « petits », ce qui leur coûte beaucoup au classement. Une faiblesse conséquence d’une approche mentale déficiente selon Adam Lallana.

Mais qu’est-ce qui cloche pour Liverpool face aux « petits » ? Si leur incapacité à reproduire leurs belles prestations observées contre les « gros » quand l’adversaire n’est pas prestigieux a coûté cher aux Reds ces dernières saisons, la tendance semble être moins forte depuis le début de l’exercice 2017-18 de Premier League, à l’exception du nul à domicile (1-1) contre Burnley (c’est plutôt face au « Big Six » que ça coince cette saison avec des défaites 5-0 à Manchester City et 4-1 à Tottenham mais aussi un nul 0-0 à domicile contre Manchester United). Mais l’interrogation demeure autour du club des bords de la Mersey : pourquoi ces difficultés à imposer sa domination à des équipes supposées plus faibles, un écueil difficile à contourner dans la course au titre ?

« Pas quelque chose qu’on change du jour au lendemain »

Pour Adam Lallana, l’explication trouve sa source dans l’approche mentale. En gros, les Reds ne seraient pas autant à fond selon le prestige du CV de l’adversaire. L’international anglais offre son analyse dans un extrait du livre Klopp : Bring The Noise, qui sort ce jeudi outre-Manche, publié dans le Daily Mail. L’idée ? Arrêter d’aborder ces matches à 80 ou 90% en pensant que cela sera suffisant. « Tout se joue sur la mentalité, pointe le milieu offensif de 29 ans. Quand elle est bonne, votre jeu va être bien meilleur sur le plan tactique. Le manager en est conscient mais ce n’est pas quelque chose qu’on change du jour au lendemain. Il insiste beaucoup sur le fait que l’on doit s’améliorer sur ce plan. Et quand on aura la bonne mentalité pour ces matches-là, j’ai le sentiment qu’on pourra réussir des choses vraiment spéciales. »

« C’est humain de penser de cette façon avant les petits matches. Même pour des journalistes... »

Et Peter Krawietz, coach assistant de Jürgen Klopp, de comparer la chose à l’approche d’un plumitif sur un événement : « C’est humain de penser de cette façon avant les petits matches. Même pour des journalistes, je suppose. Quand vous couvrez un Aston Villa-Burnley, vous vous dites : ‘‘Regardons ce qui se passe’’. Mais si c’est un Chelsea-Tottenham, la pointe de votre style est aiguisée. Mais penser comme cela doit être interdit aux joueurs. On se bat contre cela. On répète que le même nombre de points est en jeu. L’énergie doit être au même niveau, très haut, en permanence. Avoir la possession de balle et dominer le rythme d’une rencontre demande un certain niveau d’intensité. Cela ne peut pas être autrement. » Y’a plus qu’à, comme on dit.