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Manchester City : Les acteurs majeurs du titre

Reuters

Manchester City s’est adjugé ce dimanche l’édition 2017-18 de la Premier League à la faveur de la défaite de Manchester United à domicile contre WBA (0-1). Les pensionnaires de l’Etihad Stadium peuvent fêter ce sacre collectif bien qu’il ait été acquis grâce à quelques Cityzens en particulier, plus réguliers que d’autres durant la saison. Focus sur ces artisans qui ont grandement contribué à la conquête de ce titre de champion d’Angleterre.

Kevin De Bruyne

Il est impliqué sur 22 buts en 2017-18. Kevin De Bruyne est la grosse confirmation du groupe cityzen avec ses 15 passes décisives délivrées en 31 journées. L’international belge a pris la tête du classement des passeurs très tôt cette saison pour ne jamais la lâcher, appliqué à droite et toujours efficace. Propre dans ses passes, clinique dans ses gestes, avec une intelligence de jeu qui en étonne plus d’un, celui qu’on appelle KDB a été un parfait travailleur de l’ombre et va désormais se disputer le titre de meilleur joueur de la Premier League avec la sensation Mohamed Salah.

Kun Agüero

En plus d’être devenu le meilleur buteur de l’histoire de Manchester City, le Kun est aussi le joueur de Guardiola qui a inscrit le plus de buts en championnat cette saison. Avec 21 réalisations, troisième meilleur buteur à neuf longueurs du leader Mohamed Salah, l’avant-centre de 29 ans a parfaitement su gérer la concurrence à laquelle il a été confronté depuis l’arrivée du jeune Gabriel Jesus. En l’absence de ce dernier entre les 22e et 27e journées, l’Argentin a tenu son rang avec neuf buts en six rencontres. S’il se bonifie avec l’âge, son manager doit attendre avec impatience sa prochaine saison.

Raheem Sterling

Dix-sept buts, onze passes décisives. Le bilan actuel de Raheem Sterling laisse rêveur. Utilisé sur le couloir droit ou gauche par son manager, l’ancien de Liverpool s’est libéré cette saison, décisif lors de 21 de ses 29 rencontres disputées en championnat. Quatrième meilleur buteur de la Premier League (à égalité avec Jamie Vardy) après une saison dernière à sept réalisations, il est l’exemple le plus flagrant de la réussite de la jeunesse cityzen. Elle a été au niveau également grâce à Leroy Sané, Gabriel Jesus ou encore Bernardo Silva et Aymeric Laporte.

David Silva

Il est à Manchester City ce qu'un Luka Modric peut-être au Real Madrid : un indispensable sans qui son équipe manque d'efficacité. David Silva a tout pour lui. La vivacité, la lecture limpide du jeu, la générosité et le travail. Pourtant, certains le qualifiaient de "discret" en fin d'année 2017... Troisième meilleur passeur de la Premier League (11) derrière ses coéquipiers De Bruyne et Sané, celui qui a dû composer avec les aléas de la vie cette saison (son fils est malade et hospitalisé à Valence, où il fait des allers-retours dès qu'il peut) reste tout autant précieux. Preuve en est, c'est sans lui que les Cityzens ont connu l'une de leurs seules deux défaites de la saison en championnat, face à Liverpool (4-3). Il faut toujours avoir un Silva à disposition pour triompher, parole de champion.

Mikel Arteta

On l’oublie peut-être trop, mais le succès des Cityzens ne serait rien sans le travail du staff. Et parmi les hommes de l’ombre, c’est Mikel Arteta qui sort du lot. Après avoir quitté les Gunners en 2016, Pep Guardiola l’a rattrapé en vol pour en faire l’un de ses adjoints. Et c’est une mission bien précise qui lui a été confiée durant un bon moment : travailler individuellement avec Raheem Sterling. « Il lui a fait bosser la dernière passe, le contrôle aussi dans les derniers instants, après les séances d’entraînement », a confié Pep Guardiola en conférence de presse. Un succès inattendu qui fait de lui un homme prisé. Le Mirror affirmait cet hiver que Mauricio Pochettino aurait tenté de s’attacher ses services pour aider Tottenham. Loyal et bosseur, l’ancien joueur du PSG et d’Arsenal aujourd’hui âgé de 36 ans a un avenir tout tracé outre-Manche.

Pep Guardiola

Last but not least. Impossible d’occulter l’impact de Pep Guardiola sur son groupe dans la course au titre. En un an et neuf mois, le Catalan est parvenu à imposer son style pour que son effectif se trouve une identité de jeu. Avec des latéraux efficaces qui jouent et pressent haut, des ailiers qui entrent dans l’axe comme dans du beurre et un « final third » chirurgical, le job est assuré. Celui qui était moqué l’an dernier est mis aujourd’hui sur un piédestal par l’ensemble de la planète foot. Meilleure attaque du championnat (93 buts), son City est aussi imbattable en défense (25 buts concédés). Il aura au moins réussi à faire passer son message : peu importe le temps qu’il met, le travail paie toujours.