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Manchester City : Delph ravi de voir Arteta rester et fan du "génie" Guardiola

Sélectionné dans le groupe des vingt-trois Anglais qui vont disputer la Coupe du monde, Fabian Delph le doit à sa belle saison à Manchester City, où le milieu a parfaitement remplacé Benjamin Mendy comme latéral gauche suite à la grave blessure du joueur français. De quoi rendre un hommage appuyé à son staff, à commencer par Pep Guardiola mais aussi son adjoint Mikel Arteta, qu’il n’aurait pas aimé voir partir sur le banc d’Arsenal.

Un milieu de terrain capable de donner des coups de main au poste de latéral gauche. Si Fabian Delph a été retenu par Gareth Southgate dans le groupe des vingt-trois Anglais appelés à disputer la Coupe du monde en Russie, il le doit en grande partie à sa polyvalence montrée toute la saison à Manchester City, où il a parfaitement assumé son nouveau rôle sur le côté de la défense suite à la grave blessure de Benjamin Mendy et participé à la conquête d’un titre de Premier League agrémenté de nombreux records. Et il ne se fait pas prier pour remercier deux hommes : son coach Pep Guardiola, bien sûr, mais également son adjoint Mikel Arteta, essentiel dans sa renaissance après deux saisons où il avait eu du mal à s’imposer dans la rotation depuis son arrivée en 2015.

Un Arteta que le joueur des Three Lions était ravi de voir rester chez les Skyblues alors qu'existait un fort intérêt d’Arsenal pour lui offrir la succession d’Arsène Wenger, finalement revenue à Unai Emery. « Mikel Arteta a été crucial dans mon évolution, estime Delph dans des propos relayés par le Telegraph. L’une des raisons pour lesquelles je suis resté au club, c’est parce qu’il a vu les qualités en moi et il savait que je serais disponible pour endosser le rôle qu’ils voulaient me donner. Je pense qu’il ferait un fantastique manager. Quand le bruit courait qu’il pouvait partir, je me disais : ‘‘S’il-te-plaît, ne pars pas !’’. Nous nous entendons très bien, comme c’est le cas entre tous les joueurs et le staff. L’énergie entre nous est excellente. »

Le latéral de circonstance n’oublie pas Guardiola, son coach, pour qui il lâche des mots de l’amour et du respect qui font miroir à ceux d’un certain Marcelo Bielsa. « Pour moi, c’est un génie, s’enflamme Delph. Ce qu’il réalise est absolument phénoménal. Il sent le danger. On a tellement de systèmes pour jouer de la façon dont on joue. Elle est pourtant très simple même si tout le monde a l’air de se dire : ‘‘Wow, qu’est-ce qu’il font ?’’. Il est tellement dévoué, tellement obstiné sur le plan de l’éthique de travail. Il est le premier arrivé et le dernier parti. Il m’a vraiment ouvert les yeux. Je ne voyais pas le football comme Pep. Il a peint les toiles pour moi. Je suis un gars anglais très traditionnel, qui croit dans le travail et dans le fait de donner absolument tout. Je suis ici pour combattre et récupérer les seconds ballons, pour être ce vieux joueur anglais typique, mais il m’a réinventé. » Une évolution qu’il pourra même poursuivre en sélection lors du Mondial en Russie : Guardiola a donné à ses joueurs retenus pour le rendez-vous planétaire la permission de l’appeler pendant la compétition si besoin. On a connu pire conseiller.