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Liverpool-Man City : Pourquoi c’est le choc le plus excitant de la PL

Firmino Agüero
Firmino Agüero AFP

Liverpool reçoit Manchester City dimanche (en direct à 17h sur SFR Sport 1) pour le choc de la 23e journée de Premier League. Une affiche séduisante comme aucune autre actuellement dans le football anglais. Explications.

Manchester City se déplace à Anfield dimanche pour y affronter Liverpool (en direct à 17h sur SFR Sport 1). Et à l’heure où Chelsea et Manchester United se livrent une bataille pour endosser le rôle de dauphin des Cityzens, Liverpool espère continuer à s'accrocher au wagon en signant une performance dans une affiche qui est sans doute la plus séduisante actuellement en Premier League. Explications.

Deux équipes ultra-offensives

Chez les Reds, c’est un quatuor infernal qui rythme les matches de Premier League, soit Salah-Firmino-Mané-Coutinho, devenu Salah-Firmino-Mané-Lallana ou Oxlade, à voir. L’attaque de feu de Liverpool est la deuxième meilleure de PL avec 50 buts inscrits, dont cinq rencontres à quatre réalisations ou plus. Le club de la Mersey attaque à tout-va avant de penser aux trois points, quitte à être défait. Mais Liverpool ne perd jamais vraiment, il apprend. 

De l’autre côté, le secteur offensif des Cityzens est tout aussi flamboyant, le meilleur en PL (64 buts), grâce à un trident Sané-Agüero ou Jesus-Sterling qui sont les quatre meilleurs buteurs de leur club cette saison avec 19 « bonbons » pour le Kun (TCC),m quand les trois autres en cumulent 37. Le tout en restant l’équipe qui encaisse le moins en championnat (13 buts). Avec les Cityzens, l'histoire de la PL s'écrit (presque) à chaque match.

Des joueurs à la hauteur de l’affiche

Les deux formations ont deux manières différentes de gérer leur effectif. Chez les Mancuniens, il s’agit de développer les jeunes joueurs pour en faire les grandes stars de demain. Ederson, John Stones, Leroy Sané, Gabriel Jesus, Bernardo Silva ou encore Kevin De Bruyne sont encadrés par les « anciens » David Silva, Sergio Agüero (meilleur buteur de l’histoire de Man City) ou encore Vincent Kompany. Cette dynamique a entre autres permis à Raheem Sterling, ancien de Liverpool justement, de renaître de ses cendres, ce qu'il pourrait encore montrer sur la pelouse d’Anfield.

Quand Pep Guardiola a fait exploser la banque en déboursant près de 247 millions d’euros pour cinq recrues majeures l’été dernier, son homologue de la Mersey a pris son temps, s’est appuyé sur les pensionnaires du groupe et a recruté intelligent avec Alex Oxlade-Chamberlain (38M€) et Mohamed Salah (42M€), des joueurs qui ont déjà leur petite réputation, afin de conserver son argent de poche et s’offrir un défenseur à 85 millions d’euros pour Noël, Virgil van Dijk. A chacun sa méthode. Et sa réussite.

Deux identités de jeu distinctes

Ce qui peut faire le succès de cette affiche, ce sont les deux managers, qui s’en sont toujours tenus à faire jouer leurs hommes comme ils l’entendaient avec des systèmes qui ont fait leurs preuves dans les anciens clubs qu’ils ont dirigés. Ç'a été le cas pour Klopp aussi qui a imposé dès son arrivée le « Gegenpressing » à ses hommes. Une technique importée d’Allemagne qui a été assimilée totalement l’an dernier.

Alors quand Jordan Henderson et autres James Milner, stéréotypes du joueur de Premier League, ont dû l’apprendre, il leur a fallu du temps pour s’y faire. « Le coach m’a vraiment aidé, reconnaissait Henderson à l’automne 2016. J’ai beaucoup appris sur le plan défensif, et ce en un court laps de temps. C’est plus un travail de discipline. Mais tactiquement, il nous a tous aidés. Il nous dit ce qu’il veut qu’on fasse et comment il veut qu’on le fasse. »

Guardiola : « J’ai toujours été admiratif du style de Klopp »

Pour qu'une philosophie de jeu soit mise en application, il faut d’abord que les joueurs acceptent de jouer le jeu. « Je ne peux pas changer quelque chose si je n’y crois pas, insiste Pep Guardiola. Le principe est qu’on est ici parce qu’on croit en quelque chose. Quand ça se passe, on est sûrement convaincu. C’est la vie qui veut ça. Les gens pensent que les managers arrivent et que ça fonctionne en un claquement de doigts, mais ce n’est pas toujours le cas. » Et il sait de quoi il parle puisque sa stratégie de jeu basée sur des courtes passes vers l’avant a mis du temps à prendre sur le terrain. Une saison exactement. Mais depuis, tout roule et le Catalan récolte le fruit de son labeur.  

Il en a également profiter pour introduire le « Pep Time », cette manie de marquer dans les dernières minutes d’une rencontre, en plus de s’adjuger une pluie de records. Preuve qu’en ayant une identité, tout va plus vite. Liverpool et City en sont un parfait exemple. C’est probablement ce pourquoi l’ancien du FC Barcelone pourrait presque se reconnaître dans son homologue, bien que leurs techniques divergent. « Je l’ai rencontré en Allemagne et j’ai beaucoup de respect pour lui, assure Guardiola. J’ai toujours été admiratif de son style de jeu, même avant lorsqu’il était à Dortmund, et j’apprécie beaucoup son approche du football. » Le sens du spectacle les rassemble. Reste à mettre en pratique toutes ces théories ce dimanche pour offrir le grand spectacle attendu.