Guardiola, ce « psy » qui a l’art de complimenter ses joueurs

AFP

Eliminé mercredi dernier par Monaco (3-1) lors des huitièmes de finale de la Ligue des champions, Manchester City a obtenu un nul (1-1) ce dimanche contre Liverpool en clôture de la 29e journée de Premier League. Un nul qui vaut de l’or puisque Pep Guardiola a surpris tout son monde en décrivant ce match comme « l’un des plus spéciaux de sa vie ». Cette saillie dithyrambique n’a pourtant rien d’une première pour l’entraineur des Citizens.

Il y a des nuls qui revêtent autant d’importance que certaines victoires et ce même, quand on a gagné deux Ligues des champions, six titres de champion et quatre coupes nationales. Ce dimanche, Manchester City a perdu deux points dans la course à la victoire finale en Premier League en concédant le nul (1-1) à domicile face à Liverpool. Pourtant, Pep Guardiola s’est estimé « fier » de ses joueurs. Allant plus loin encore, le technicien catalan a ensuite expliqué en zone mixte que cette rencontre s’apparentait àl’un des jours les « plus spéciaux de sa vie ». L’entraineur des CItizens a ainsi salué l’état d’esprit de son équipe, quelques jours après la déception d’une élimination en Ligue des champions.

Des joueurs acquis à sa cause

Passée la surprise de cette sortie, les déclarations de Guardiola paraissent finalement logiques. L’Espagnol chercherait à garder psychologiquement le contrôle sur son groupe. En agissant de la sorte, l’entraineur des Skyblues espère conserver la loyauté des joueurs dont il a besoin pour finir sur le podium de Premier League et pourquoi pas, remporter le titre.

 Dans un article fouillé publié ce lundi,  le média anglais Sky Sports cite le livre de Marti Perarnau intitulé Evolution et consacré aux années munichoises (2013-2016) de l’Espagnol. « Guardiola ne gagne pas uniquement l’affection de ses joueurs parce qu’il est brillant tactiquement (…) ils l’aiment pour sa loyauté », note ainsi Perarnau. Pep Guardiola fait ainsi à des moments bien ciblés des « déclarations (d’amour envers ses joueurs, ndlr) absurdes » dans la presse.

Bravo décevant reçoit des éloges

Depuis le début de saison, Claudio Bravo ne brille pas avec les CItizens. Le gardien chilien, arrivé l’été dernier en provenance de Barcelone, a même perdu sa place de titulaire au profit de l’éternelle doublure Willy Caballero. Peu importe. Cela n’avait pas empêché son entraineur de saluer sa performance « éblouissante » en FA Cup contre Huddersfield (D2). « Les gens ne peuvent imaginer ô combien c’est un grand gardien », avait abondé le Catalan.

Aguero, un patron sur le banc

La situation de Sergio Aguero s’avère un peu différente. Sur la forme, moins sur le fond. Le buteur argentin, taulier des Citizens depuis 2011, a été mis sur le banc par l’actuel boss de City lorsque Gabriel Jésus a débarqué pendant le mois de janvier 2017.

Mais après la blessure du jeune brésilien, le « Kun » a retrouvé sa place dans le onze de départ et la confiance du technicien. « C’est la meilleure performance que je n’aie jamais vue », confiait ainsi Pep Guardiola après la victoire (5-1) contre Huddersfield. Un passif de compliments qui permet de bien relativiser la sortie du Catalan après le nul contre Liverpool.