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Comment Wenger s’est inspiré de son Monaco pour façonner son Arsenal

Arsène Wenger avec Monaco
Arsène Wenger avec Monaco Panoramic

Arrivé à Arsenal en octobre 1996, il y a près de vingt-deux ans, Arsène Wenger a vite ramené les Gunners vers les sommets du foot anglais. Une reconstruction express basée sur une réplique de ce qu’il avait réalisé sur le banc de Monaco comme l’a expliqué Glenn Hoddle, qui a évolué sous ses ordres sur le Rocher.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. La maxime attribuée à Antoine Lavoisier pourrait tout aussi bien sortir de la bouche de n’importe quel entraîneur de haut niveau. Une profession où l’on se sert de ses expériences passées, sur un banc ou en tant que joueur, pour fabriquer son présent et imaginer son avenir. La preuve avec Arsène Wenger. Arrivé à Arsenal à l’automne 1996, il y a bientôt vingt-deux ans, le technicien alsacien va vite ramener les Gunners vers les sommets du foot anglais avec un doublé Premier League-FA Cup dès la saison 1997-98. Et pour façonner le club anglais à son image, l’ancien coach de Nancy et Nagoya s’est inspiré de son passage sur le banc de Monaco, entre 1987 et 1994, marqué par un sacre national à l’issue de l’exercice 1987-88 et une finale de Coupe des Coupes en 1992.

« On avait Fofana, il avait Overmars »

Glenn Hoddle, qui a évolué sous ses ordres sur le Rocher, est rentré dans les détails pour le Daily Mail à l’occasion d’un passionnant entretien croisé en compagnie de Claude Puel, le coach de Leicester, qui jouait également à l’ASM dans cette période. « Quand Arsène est arrivé à Arsenal, il jouait avec le même système qu’à Monaco avec deux milieux devant la défense, comme Claude et Marcel Dib, se souvient l’ancien international anglais. Au-dessus, il y avait un numéro 10 (Dennis Bergkamp, ndlr), comme moi à l’époque. A Monaco, on avait Youssouf Fofana sur l’aile. A Arsenal, il avait Marc Overmars pour tenir ce rôle. Nous avions Jean-Marc Ferratge, qui pouvait prendre l’espace, il avait Ray Parlour. C’était une réplique de ce qu’il avait fait à Monaco. Et cela a parfaitement fonctionné. » Si on avait dit un jour à Youssouf Fofana