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Chelsea, Arsenal, Leicester… les bancs anglais vont chauffer

Antonio Conte
Antonio Conte Reuters

Le mercato anglais a ouvert ses portes ce jeudi (seulement pour les transactions en Angleterre) et plusieurs entraîneurs de Premier League sont dans l’incertitude pour des questions de résultats ou de moyens mis à disposition. Tour d’horizon de ses bancs qui pourraient évoluer cet été. 

Antonio Conte (Chelsea)

En deux ans à Chelsea, Antonio Conte aura tout connu entre une première saison exceptionnelle conclue par un titre et une deuxième année beaucoup plus pénible. En plus de la gestion compliquée du cas Diego Costa, Antonio Conte s’est souvent plaint du manque de soutien de ses dirigeants sur le marché des transferts. L’Italien a régulièrement estimé que ses choix de recrues n’ont pas été suivis. Résultat : son avenir semble s’écrire ailleurs qu’à Stamford Bridge même s’il lui reste encore un an de contrat et un titre à chercher pour sauver sa saison (finale de FA Cup samedi face Manchester United). Histoire d’évoquer autre chose que son avenir comme c’est le cas lors de chacune de ses conférences de presse depuis de longs mois. 

Rafael Benitez (Newcastle)

Pour son retour dans l’élite, Newcastle s’est invité dans le Top 10 (10e) et le doit en grande partie à Rafael Benitez. L’Espagnol a réussi des miracles dans le Nord de l’Angleterre où il est adoré par le public, autant que par ses joueurs qui militent pour qu’il reste sur le banc. Cela dépendra des moyens mis par les dirigeants sur le marché des transferts. Car Benitez est lassé de se battre sans être entendu sur les renforts qu’il veut pour faire progresser le club, dont la vente traine en longueur et complique les choses. West Ham, qui n’a pas prolongé David Moyes, en a fait sa priorité et semble prêt  à payer sa clause libératoire (8M€) autant qu'à lui accorder les moyens que les dirigeants de Newcastle ne lui offrent pas. Après Liverpool, Chelsea et Newcastle, Benitez pourrait s’asseoir sur un quatrième banc anglais.

Claude Puel (Leicester)

Nommé le 25 octobre 2017 sur le banc de Leicester pour remplacer Craig Shakespeare (qui avait lui-même remplacé Claudio Ranieri la saison précédente), Claude Puel a réussi à redresser les Foxes. Mais la fin de saison compliquée de son équipe (trois victoires lors des 14 derniers matches) et la grogne de certains tauliers ont fragilisé sa position. Il a pourtant mené l’équipe à la 9e place, le meilleur classement de ses dernières années hormis le titre de 2016. Mais la méforme des Foxes a coûté cher dans la course à l’Europe alors que la septième place semblait largement accessible. Déjà viré de Southampton l’été dernier après avoir mené le club à la 8e place, Puel pourrait encore faire ses valises malgré une place dans le Top 10 pour la deuxième année de rang.

Marco Silva (libre)

Après avoir frôlé l’exploit du maintien avec Hull l’année dernière, Marco Silva a réussi des miracles à Watford qu’il a porté jusqu’à la quatrième place du classement en début de saison. Mais la machine et le jeu attractif des Hornets se sont grippés en même temps qu’Everton a commencé à courtiser ardemment le Portugais après s’être séparé de Ronald Koeman en octobre. Les trois petites victoires en 16 matches ont accéléré son éviction de Watford en janvier sans diminuer sa cote puisqu’Everton en fait toujours sa priorité pour prendre la succession de Sam Allardyce. Sa nomination pourrait provoquer quelques étincelles entre les deux clubs et devenir le feuilleton de l’été. 

Mikel Arteta (adjoint à Manchester City)

Il est le grand favori pour succéder à Arsène Wenger sur le banc d’Arsenal. Adjoint de Pep Guardiola à Manchester City, Mikel Arteta a de grandes chances de s’émanciper et serait même proche d’un accord avec les Gunners qu’il connait bien puisqu’il a passé cinq saisons (2011-16). Son profil ne fait pas encore l’unanimité au sein du club. Mais la succession de Wenger sera le feuilleton le plus suivi de l’été en Angleterre.