Arsenal : Il y a 22 ans, Bergkamp débarquait

Dennis Bergkamp
AFP

Si le plus grand représentant d’Arsenal sur la scène internationale reste Thierry Henry, Dennis Bargkamp n’est pas en reste. Le Néerlandais a passé 11 saisons à Londres et a enchaîné les titres dans la période la plus faste des Gunners.  Et tout comme « Titi », il a désormais sa statue aux abords de l’Emirates Stadium, pour en garder un souvenir impérissable.

20 juin 1995. Dennis Bergkamp pose ses valises à Londres en signant à Arsenal pour un transfert "record" de 8,5 millions d’euros. L’attaquant, qui arrive en provenance de l’Inter, ne le sait probablement pas encore, mais il va marquer l’histoire du club à tout jamais. 

« Je me rappelle très bien du jour où j’ai signé à Arsenal, s’est souvenu Bergkamp en 2015 sur le site des Gunners. J’étais à Highbury avec ma femme, on prenait des photos et le responsable de l'entretien ne voulait pas nous laisser marcher sur la pelouse. J’ai l’impression que c’était hier. »

Le pilier des invincibles

A l’époque, celui avec qui il allait écrire l’histoire des Londoniens, Arsène Wenger, n’était pas encore là, et l’ancien de l’Ajax n’avait pas atterri là par choix arrêté. « Le transfert à Arsenal s’est fait un peu par hasard, mais j’avais toujours pensé à jouer en Angleterre à un moment de ma carrière. » Et il a bien fait de vouloir rejoindre la Premier League, puisqu’il est entré dans la légende de ce championnat.

Bergkamp, c’est onze années passées chez les Londoniens. Et en une décennie, il a réussi à collecter 8 trophées. Trois ans après son arrivée, il a fait partie de la génération victorieuse des Gunners en faisant le doublé Coupe-championnat (1998).

En 2000, le Néerlandais et les siens atteignent la finale de la C3 et, deux ans plus tard, refont le coup du doublé. Celui qui a fait partie des Invincibles, remporte non seulement le Charity Shield (2004), mais aussi la FA Cup (2003, 2005) en plus d’un nouveau sacre en Premier League (2004).

Une empreinte laissée pour l’éternité

Onzième meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal (120), le troisième de ces vingt-deux dernières années derrière Robin van Persie (120) et Thierry Henry (228), il s’est surtout fait remarqué pour son style de jeu, d’une fluidité hallucinante. Esthète dans l’âme, « le Hollandais non-volant » comme il était appelé (The Non-flying Dutchman, dû à sa peur de l’avion) a toujours étonné par son sens de la beauté du geste.

Des buts, des passes, des prestations brillantes, il n’en fallait pas plus pour qu’Arsenal érige une statue à l’effigie de son prince flamboyant. Forcément, en ce 20 juin, le club a rendu un bel hommage à son joueur en publiant pléthore de posts sur les réseaux sociaux, en signe de remerciements éternels.

« Il m’a fallu très peu de temps pour tomber amoureux de cet endroit. C’est arrivé d’un coup, vraiment. » Autant dire que c’était réciproque et qu’encore aujourd’hui, les Gunners ne peuvent qu’en être reconnaissants, pour toujours.