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Alexander-Arnold, mon golden boy

Trent Alexander-Arnold
Trent Alexander-Arnold Reuters

Jacques Santucci, journaliste pour SFR Sport, déclare sa flamme à son coup de cœur, Trent Alexander-Arnold. Fan inconditionnel de Liverpool qu’il a suivi partout en Europe cette saison de Maribor à Kiev pour la finale, en passant par Séville, Manchester ou Rome, il s’identifie à la percée fulgurante de ce scouser, né à deux pas du centre d'entrainement des Reds.

« Dans le foot, certains vous diront qu’il y a plus important que le résultat. L’émotion, le rêve, la fierté, tout ça, tout ça… Je suis un de ceux-là, un idéaliste, un de ceux qui sillonnent l’Europe pour voir son équipe, son club, sa vie. Le million de buts de Salah cette saison (43, n’en déplaise à notre journaliste, ndlr), les 84 millions de Van Dijk, toutes ces choses qui font rêver, qui brillent. Vous en savez assez sur ça, PL Live, PL Zone, Breaking Foot, on vous a tout dit. Mon golden boy à moi cette saison c’est un gamin de 19 ans, Trent Alexander-Arnold.

« Trent, c’est moi, c’est tous les mecs présents ce jour-là »

Après tout, c’est lui qui a lancé la saison des Reds avec son coup-franc à Hoffenheim ("T’es sérieux mec, un coup-franc à Hoffenheim ?!") Oui, je suis sérieux parce que c’était le mois d’aout, que c’était en tour préliminaire de C1, et que sans ça, on n’en serait peut-être pas là. Bref, ce coup franc… 25 mètres, enroulé à droite du mur, boum, but, 1-0. Un symbole, l’explosion. Il a grandi à deux pas de Melwood, le centre d’entrainement. Trent, c’est moi, c’est tous les mecs présents ce jour-là, Trent c’est l’émotion, le rêve, la fierté. Quand t’es supporter de Liverpool, que tu vis pour ces mecs en rouge, Trent c’est le football.

« Pour moi, Trent Alexander-Arnold, c’est Philipp Lahm »

Liverpool qualifié, en flanque 7 à Maribor (c’est super loin Maribor croyez-moi), 7 à Moscou, 5 à Porto, 5 à Manchester City, 5 à Rome…  Manchester City justement, le gamin s’est révélé ! Il y a un monde entre ma vision de Trent et celle de mes collègues, et la vôtre. Pour moi, Trent Alexander-Arnold, c’est Philipp Lahm. Pour vous c’est… Vous savez qui c’est, rassurez-moi ? 

« Change ton fond d’écran ! »

Pourquoi la révélation ? Liverpool a perdu à Old Trafford il y a peu, et le petit est responsable sur les deux. Pareil sur un but la semaine d’après à Palace. Alors forcément, j’ai tout entendu, même un « change ton fond d’écran ! » (oui c’est lui mon fond d’écran) ! Et c’est vrai que je me suis inquiété quand même… Seulement le gamin a de la ressource, le gamin c’est un scouser, et les scousers sont fiers.

Alors, en quart de finale de Ligue des champions, quelques jours après, il a muselé Leroy Sané, et tout le flanc gauche de Manchester City. Il a été élu homme de match, face à la meilleure équipe du monde, en one to one avec le meilleur jeune de Premier League. Il a 19 ans, il est indéboulonnable, quand il s’est installé, cette saison, j’y étais.  

« Le rêve de voir un petit du centre soulever la C1 »

Le futur c’est peut-être une sixième Ligue des champions, la Coupe du monde, le capitanat de Liverpool… C’est peut-être aussi rien de tout ça, peut-être qu’il n’y aura plus rien derrière. En tout cas je peux vous dire que pour moi le foot c’est ça, l’émotion que vous procure un gamin, le rêve de voir un petit du centre soulever la C1, comme Gerrard avant lui, la fierté de l’avoir dans son équipe. »