Dani Alves compare encore Gabriel Jesus à Ronaldo (l’original)

Gabriel Jesus avec Dani Alves (de dos) en sélection brésilienne
Gabriel Jesus avec Dani Alves (de dos) en sélection brésilienne AFP

Coéquipier de Gabriel Jesus en équipe nationale du Brésil, Dani Alves est très impressionné par les performances du jeune et très talentueux attaquant de Manchester City. Au point d’oser la comparaison avec l’icône Ronaldo, champion du monde 1994 et 2002 (finaliste en 1998) avec la Seleçao.

Depuis ses débuts à Manchester City, en janvier dernier, il a déjà signé quatorze buts en vingt apparitions en Premier League, et seize en vingt-sept matches toutes compétitions confondues. En équipe nationale brésilienne, il en est à sept réalisations en douze capes. Le tout pour une année immaculée de la moindre défaite en compétition officielle. Enorme talent dont la valeur n’a pas attendu le nombre des années pour se confirmer, Gabriel Jesus continue d’afficher un rythme rare au plus haut niveau pour un gamin de vingt ans. Une efficacité que le garçon compte bien confirmer ce mardi à Wembley où il sera titulaire pour le match amical de prestige du Brésil face à l’Angleterre. Et qui inspire de belles comparaisons à ses coéquipiers.

« Ils ont la même énergie, la même détermination »

« Malgré tout ce qu’il réalise et tout ce qu’il a déjà accompli, il ne se met pas de pression, s’est enthousiasmé Dani Alves, le latéral du PSG, devant la presse ce lundi. Il fait ce qu’il aime et ça marche. Je ne rigolais pas quand je l’appelais le nouveau Ronaldo (le Brésilien, l’original quoi, ndlr). Ils ont la même énergie, la même détermination. Il est déjà extraordinaire et il va devenir encore meilleur. » On a connu pire modèle. Reste une question : le parallèle peut-il se poursuivre jusqu’à cet été ? Car Ronaldo, qui n’a jamais joué avec Alves en sélection nationale ou en club, affichait vingt-et-un printemps au compteur quand il avait été élu meilleur joueur de la Coupe du monde 1998 (malgré la défaite en finale contre la France). Soit l’âge exact de Gabriel Jesus lors du Mondial 2018 en Russie pour lequel le Brésil s’avance comme l’un des grands favoris. Le protégé de Pep Guardiola élu meilleur joueur du tournoi après un revers 3-0 contre les Bleus en finale ? On signerait tout de suite pour ce retour vers le passé.

Et Manchester City dans tout ça ? Le leader serein de Premier League n’a pas été oublié au milieu des éloges. Selon Tite, le sélectionneur brésilien, il devrait d’ailleurs remercier Palmeiras, le club duquel Jesus est arrivé l’hiver dernier : « City doit être très content du travail réalisé là-bas par des coaches qui ont formé un joueur déjà si bon à son jeune âge. C’est ce qui lui a aussi permis d’arriver avec une telle aisance, en plus de ses capacités mentales et de ses qualités techniques naturelles. Il n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour s’adapter car il était déjà au niveau. » Les Brésiliens savent brosser leur pépite dans le sens du poil.