Liverpool-Man United : Ce derby qui mettait Ferguson hors de contrôle

Sir Alex Ferguson
Sir Alex Ferguson AFP

Gary Neville, ancien arrière droit de Manchester United, a confié à Sky Sports que Sir Alex Ferguson était toujours plus nerveux à l’approche du derby face à Liverpool qui aura lieu samedi (13h30, en direct sur SFR Sport 1). Les murs en tremblent encore. 

A chacun sa méthode. Si José Mourinho a toujours dégonflé l’importance des derbies qu’il a disputés (avec Porto, l’Inter Milan, le Real et MU) en les réduisant à de simples matches qui valent trois points, Sir Alex Ferguson était, lui, particulièrement tendu quand ils approchaient. Surtout quand cela concernait un choc face au grand rival, Liverpool que les Red Devils de Mourinho défieront ce samedi (13h30, en direct sur SFR Sport 1). 

« Sir Alex était toujours différent à l’approche des gros matches, se souvient Gary Neville, arrière droit de MU, sur Sky Sports. Il pouvait être assez détendu, surtout vers la fin, quand il s’agissait des matches ‘normaux’ mais avant les matchs face à Liverpool et Manchester City, il était toujours plus intense. Pendant la semaine, si vous le croisiez dans le couloir avant un grand match, il vous disait juste ‘hey bonhomme’ alors qu’il était plus bavard avant les matches normaux. »

G.Neville : « Il ne supportait pas de perdre à Anfield »

La tension montait encore plus fort les jours de match. « Les gens parlent du sèche-cheveux (‘hairdryer’, le surnom donné à ses célèbres colères lorsqu’il collait son front à celui d’un joueur pour lui hurler dessus à en décoiffer son interlocuteur, ndlr) mais ça n’arrivait pas si souvent au cours d’une saison pour être honnête, poursuit Neville. Mais l’endroit où vous aviez le plus de chance de le voir, c’était à Anfield, à la mi-temps ou à la fin du match. Il ne supportait pas de perdre à Anfield. Et si nous gagnions là-bas, peu importe la manière dont nous jouions, c’était la meilleure chose du monde. »

Silence inquiétant et grosse brouille avec Schmeichel et Ince

L’ancien international anglais se souvient également du mutisme profond qui accompagnait le manager écossais en cas de défaite. « Le pire que j’ai vu de lui, c’était toujours à Anfield quand nous perdions ou que nous étions menés à la mi-temps, conclut Neville. Il s’asseyait là, sans bouger dans le vestiaire à la fin du match alors que tout le monde était douché depuis 25 minutes. Il ne bougeait pas. Une fois, alors que j’étais jeune, et que je voyageais avec l’équipe, je me rappelle avoir vu un énorme accrochage avec Schmeichel et Ince dans le vestiaire. C’était incroyable. Nous savions très bien que Liverpool (dont le vestiaire est situé à proximité de celui des visiteurs) pouvait entendre tout ce qu’on disait et rigolait probablement de l’autre côté du mur. » Cela devait moins être le cas du côté de celui de Manchester.