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La finale de la C1 ? Comme "une peine de cœur" pour Alexander-Arnold

Trent Alexander-Arnold
Trent Alexander-Arnold Reuters

Auteur d’une superbe saison qui va se conclure par une participation à la Coupe du monde avec l’Angleterre, Trent Alexander-Arnold s’est imposé comme titulaire à Liverpool où il a disputé la finale de la Ligue des champions. Une défaite face au Real Madrid que le jeune latéral droit n’oubliera pas de sitôt.

Les histoires d’amour finissent mal, en général. Pour Liverpool et la Ligue des champions version 2017-18, la séparation fracassante aura eu lieu en finale avec une blessure pour Mohamed Salah et deux boulettes de Loris Karius en symboles du triomphe du Real Madrid sur les Reds. Et le champ lexical de l’aventure amoureuse sied parfaitement à la situation à écouter Trent Alexander-Arnold. Pur produit du cru adoré par les supporters, le jeune latéral droit des Reds a explosé cette saison, au point de rejoindre les Three Lions pour disputer la Coupe du monde en Russie (alors que son manager Jürgen Klopp, même s'il sait qu'il le méritait, aurait préféré le voir se reposer cet été). Mais le souvenir de cette finale perdue ne s’effacera pas si facilement, Mondial ou pas…

« L’impression d’avoir laissé tomber tout le monde »

« Il est difficile de décrire ce que je ressentais quand je suis redescendu de l’estrade avec ma médaille en passant devant le trophée mais c’est la chose la plus proche d’une peine de cœur que je n’ai jamais connue, reconnaît l’international anglais dans des propos relayés par le Telegraph. J’étais tellement déçu… J’avais l’impression d’avoir laissé tomber tout le monde et je suis certain que mes coéquipiers ressentaient la même chose. Les fans voulaient nous voir gagner, c’est pour ça qu’ils avaient voyagé jusqu’à Kiev, pour ramener le titre avec nous. Nous étions si proches mais cela nous a glissé entre les mains. »

Un clin d’œil involontaire, si l’on veut être taquin, aux erreurs de son gardien… Même sa performance individuelle dans cette finale, réussie, ne l’apaise pas : « Dans une telle rencontre, la seule chose qui compte, c’est l’équipe. J’aurais préféré rater mon match et me faire expulser mais qu’on remporte le trophée plutôt que de bien jouer mais perdre. » TAA va pouvoir tenter d’atténuer sa déception en Russie, où il va participer à sa première Coupe du monde. La cerise sur le gâteau de sa saison et la confirmation du bien-fondé de son choix de l’été dernier, quand il avait décidé de zapper l’Euro U19 – pourtant remporté par l’Angleterre – pour se concentrer sur son club, où il comptait bien s’imposer à son poste.

Zapper l'Euro U19, un choix payant

« Le tournoi se déroulait pendant la préparation de la saison, une période importante où je ressentais le besoin d’être autour de l’équipe pour montrer au manager que je continuais à progresser et que j’avais faim de m’améliorer tous les jours. Cela a payé. La Fédération comprenait ma position et j’étais sûr qu’ils ne m’en tiendraient pas rigueur. En tout cas, c’est dingue de voir comment les choses ont évolué en un an. » Douze mois conclus par une finale de C1 en titulaire et une Coupe du monde sous le maillot de son pays. Vous avez dit bon choix ?