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Il y a 13 ans, Liverpool triomphait du Milan dans une finale épique

Panoramic

A la veille de sa finale de la Ligue des champions face au Real Madrid, Liverpool célèbre un anniversaire : les 13 ans de son sacre face au Milan AC, au terme d’une finale incroyable conclue aux tirs au but dans la chaleur d’Istanbul en 2005. C’est aussi un 25 mai que les Reds remportaient leur première Coupe aux grandes oreilles, il y a 41 ans… 

A un jour près, le symbole aurait été fabuleux. Et la superstition renforcée. Mais le hasard du calendrier n’a pas placé la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real Madrid un 25 mai. A la veille du sommet européen de la saison, les Reds fêtent ce vendredi les 13 ans de leur dernier sacre européen, dans la chaleur et l’angoisse stambouliotes. Un 25 mai… comme lors du premier sacre de 1977.

La première période des hommes de Rafael Benitez est catastrophique : le but de Paolo Maldini dès la première minute de jeu suite à un coup franc d’Andrea Pirlo frappe comme un coup de poignard. C’est Hernan Crespo qui met les Reds la tête dans le seau, en signant un doublé juste avant la pause. Une vraie douche froide. « Tout était contre nous », confiera des années plus tard le manager de Liverpool à Radio City. Le réalisme milanais, la sortie sur blessure d’Un Harry Kewell dont la titularisation était un pari… un cataclysme. 

« Le miracle du vestiaire »

Rafael Benitez ne perd pas de vue qu’il reste 45 minutes pour renverser la situation. « J’étais concentré sur ce que j’allais dire, comment j’allais le dire, raconte-t-il à propos de sa causerie à la mi-temps. En essayant de mettre de l’émotion dans ce discours, pour que les joueurs parviennent à y croire. » Un moment vite rebaptisé « le miracle du vestiaire ». Le message était en clair « nous n’avons rien à perdre, nous avons travaillé si dur pour arriver là, marquons un but et le jeu changera ». 

Steve Finnan est contraint de céder sa place et Rafael Benitez de faire (déjà) son deuxième changement, avec l’entrée en jeu de Dietmar Hamann pour la deuxième période. C’est finalement le futur « homme du match » et capitaine Steven Gerrard qui montre la voie en marquant de la tête à la 54e minute… sous l’impulsion d’un kop de Liverpool complètement dingue. Le match a basculé. Deux minutes plus tard, Vladimir Smicer trouve la faille par un tir croisé depuis l’extérieur de la surface. Quatre minutes après, Xabi Alonso remet les deux équipes à égalité, en convertissant un penalty obtenu par Gerrard. « It’s marrrrrrvelous ! », criait alors le commentateur de l’époque.

Dudek en héros pour la finale « la plus poignante » de l’histoire

Il n’y aura pas d’autre but et le match se réglera aux tirs au but. Déjà auteur de deux arrêts majeurs face à Andriy Shevchenko en deuxième période (notamment dans le temps additionnel), Jerzy Dudek fut aussi l’un des héros de cette finale, arrêtant le tir au but d’Andrea Pirlo puis celui… d’un Shevchenko en plein cauchemar. La tentative de Serginho, non cadrée, avait donné le ton. « Cela restera comme la meilleure finale de l’histoire », estime Rafael Benitez, « la plus poignante » comme il le résume aujourd’hui. 

« Cela changé ma vie en Angleterre, confiait-il dans le Telegraph cette semaine. Cela tout changé. Ça changera peut-être tout pour Klopp à Liverpool. Tout va bien pour lui, c’est une idole en ce moment, mais il peut devenir plus que cela. Il a connu des succès avec Dortmund, mais ce serait énorme pour lui parce que pas mal de temps s’est écoulé depuis cette période de victoires dans le haut niveau. » La voie est tracée pour la bande à Mohamed Salah