PSG-OL : Des Parisiens convalescents mais dans le rythme

AFP
Malgré de belles intentions dans le jeu et l'ouverture du score, l'Olympique Lyonnais s'est incliné au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain ce dimanche (2-1), lors de la 30e journée de Ligue 1. Double passeur, Javier Pastore a illuminé le contenu proposé par les hommes d'Unai Emery. Grâce à ce succès, les Parisiens restent à trois longueurs du leader monégasque.

La victoire parisienne est-elle logique ?

OUI. Même s'il convient tout de suite de préciser que l'Olympique Lyonnais a bien mieux entamé son match, avec beaucoup d'envie et de percussion au milieu de terrain. Des intentions récompensées dès la 6e minute et l'ouverture du score d'Alexandre Lacazette, désormais buteur 23 fois en Ligue 1 cette saison. Les Parisiens sont ensuite peu à peu entrés dans la rencontre, pour finalement prendre l'ascendant, dans le contenu mais aussi au score avec les réalisations d'Adrien Rabiot (34e) et Julian Draxler (40e). Malgré un manque d'efficacité criant en deuxième période (Cavani à la 60e, Di Maria à la 75e et Matuidi en fin de match ont eu l'occasion d'alourdir l'addition), les hommes d'Unai Emery ont gardé la maîtrise pour s'imposer (2-1).

Un joueur s'est-il démarqué ?

OUI. Et c'est le chouchou du Parc des Princes, Javier Pastore. Titulaire au coup d'envoi car préféré à Blaise Matuidi, celui qu'Unai Emery espérait installer au coeur du jeu dès le début de la saison a illuminé la pelouse de toute sa classe et sa technique. Dans les statistiques, deux passes décisives pour les deux buts parisiens du soir. Elu homme du match, l'Argentin était partout : côté droit pour servir Adrien Rabiot, côté gauche pour faire la passe à Julian Draxler et surtout au coeur du jeu, pour signer une première période quasi parfaite. Il s'est montré un peu moins tranchant au retour du vestiaire, une fois les Parisiens en maîtrise.

Le PSG est-il guéri ?

NON. Si le Parc des Princes était bien rempli malgré quelques rancoeurs, la claque reçue au Barça (6-1) et l'élimination en huitième de finale de la Ligue des champions prendront du temps avant d'être digérées. Malgré des occasions vendangées et un manque de rigueur dans le replacement défensif (notamment dans l'axe), il y a du mieux par rapport au déplacement poussif à Lorient (2-1) dimanche dernier : des intentions bien meilleures, des joueurs concernés à l'image d'un Serge Aurier qu'on avait laissé en train de mettre son short à l'envers chez les Merlus, un Javier Pastore en pleine possession de ses moyens... et le plus important avec ces trois points glanés, qui maintiennent l'écart avec le leader Monaco (trois points). 

Faut-il s'inquiéter pour l'OL ?

NON. La défaite tombe mal et les Lyonnais se voyaient bien faire un coup au Parc des Princes en signant un cinquième match de suite sans défaite en championnat. Mais la qualification pour les quarts de finale de Ligue Europa sur le terrain de la Roma, jeudi dernier, avait laissé des traces. Les intentions lyonnaises n'ont pas suffi, surtout après la sortie d'Alexandre Lacazette sur blessure (51e minute). L'OL reste quatrième, à six points de la troisième place de Nice. Avec un calendrier immédiat fait d'un déplacement à Rennes, du match à rejouer à Metz et de la réception de Lorient. Dense avant le quart aller de C3 contre Besiktas, mais accessible.