La Fifa ouvre une enquête contre Al-Khelaïfi

AFP

Les révélations s’enchaînent concernant le rôle de Nasser Al-Khelaïfi et ses méthodes concernant l’octroi des droits média pour la diffusion diffusion des Coupes du monde entre 2018 et 2030. La commission d’éthique de la Fifa a ouvert ce vendredi une enquête préliminaire à l’encontre du président de BeIn Media et du PSG.

Sans rompre la présomption d'innocence de mise, la situation semble de plus en plus inconfortable pour Nasser Al-Khelaïfi. La Fifa a annoncé ce vendredi l'ouverture d'une enquête préliminaire à l'encontre du président de BeIn Media, également président du Paris Saint-Germain. Déjà visé par une enquête suisse, le dirigeant qatari est soupçonné de corruption dans le cadre de l'attribution des droits média pour la diffusion des Coupes du monde entre 2018 et 2030. 

Valcke dément

Au lendemain des premières révélations concernant les méthodes du PDG de BeIn Media, la police italienne a annoncé ce vendredi avoir perquisitionné puis saisi une villa en Sardaigne, qui aurait été utilisée, selon les forces de l'ordre, comme « moyen de corruption » auprès de Jérôme Valcke, ancien numéro 2 de la Fifa, suspendu dix ans pour d'autres faits de corruption au sein de l'institution. Du matériel informatique et des documents ont également été saisis. Jérôme Valcke assure à l’AFP, par le biais de son avocat, avoir « payé la location de la villa sarde ».

Al-Khelaïfi à Doha

Dès la publication du communiqué du Ministère public de la confédération suisse, le Paris Saint-Germain a organisé une réunion dans son siège parisien pour établir les conséquences médiatiques qu’il pourrait y avoir sur le club, selon les informations de RMC Sport et SFR Sport. A l’occasion de cette réunion, certains décideurs parisiens ont établi la nécessité de rassurer très vite les partenaires commerciaux du club, même si Nasser Al-Khelaïfi est pour l'heure mis en cause dans ses fonctions à la tête de BeIn Media, et non du PSG. Plusieurs sponsors ont appelé le siège du club pour tenter d’en savoir plus sur l’affaire. Il a été demandé d’indiquer aux partenaires que l’enquête ne concernait que BeInSports et qu’en l’occurrence, le club ne pouvait pas être touché juridiquement.  

En interne, on assure qu’on se serait bien passé de cette affaire tout en indiquant être très confiant sur le fait que toute la lumière sera faite pour dédouaner Nasser Al-Khelaifi. Ce dernier a organisé une réunion importante à Doha pour préparer la suite de l’enquête. Il s’agit d’anticiper les demandes de la justice suisse et une possible audition dans les jours à venir. Le président du Paris Saint-Germain ne sera donc pas à Dijon samedi pour voir son équipe se frotter au DFCO.