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Vers une politique de diversité en Angleterre ?

Panoramic

Deux mois après l’annonce de l’intégration de la « Rooney Rule » pour la nomination du prochain sélectionneur de l’équipe d’Angleterre, la Fédération anglaise va plus loin. Selon le Times, la FA aurait demandé à Gareth Southgate son accord pour intégrer un assistant-coach issu des minorités ethniques pour le Mondial. Une sorte de quota pour faire bouger les choses.

Il suffit de regarder les bancs de Premier League ou même ceux des quatre premières divisions du football anglais, de jeter ne serait-ce qu’un œil au staff à la tête des Three Lions : où est la diversité ? Chris Hughton (Brighton), Nuno Espirito Santo (Wolverhampton) ou Keith Curle (Bristol) semblent bien seuls pour porter l’étiquette de représentants des minorités ethniques. Il pourrait y avoir progressivement du changement. 

Une généralisation de la « Rooney Rule » ?

Selon le Times, la Fédération anglaise aurait demandé à Gareth Southgate l’éventuelle intégration d’un représentant des BAME (black, Asian and minority ethnic) au sein de son staff, pour le Mondial en Russie. Une idée à laquelle le sélectionneur ne serait pas opposé, craignant toutefois de bousculer l’organisation de son staff quelques mois seulement avant le début du tournoi. Chris Powell, actuellement en charge de Southend United (League One), pourrait être l’élu.

Une étape supplémentaire dans la volonté de la Fédération anglaise, qui cherche à diversifier l’encadrement de ses 28 équipes nationales. En novembre dernier, le Think Tank Sports People mettait en relief des évolutions plus que minimes concernant la représentation des minorités au sein du football anglais. En janvier, la FA annonçait l’introduction de la « Rooney Rule » (en vigueur en NFL) pour la nomination du prochain sélectionneur de l’équipe d’Angleterre, à savoir l’obligation d’auditionner au moins un candidat potentiel issu des minorités. 

Vers l’établissement de quotas ?

La Fédération britannique aurait par ailleurs, selon le Times, établi une liste de candidats masculins et féminins possibles et espère faire des annonces d’ici la fin de la saison. Une étape dans un vaste plan de diversité, qui comprend également des volets digitaux, médiatiques et culturels. Cette mesure ne devrait pas déplaire à Chris Hughton, coach de Brighton et fervent défenseur du principe de quotas : « On entendait toujours dire qu'une femme ou une personne noire devait travailler deux fois plus pour obtenir le poste que quelqu’un d’autre décrocherait confortablement », déplorait-il l’année dernière dans The Guardian. L’heure est peut-être au changement. Enfin.