<

Tim Weah, le fils de George qui fait rêver… la sélection US et compte s'imposer au PSG

Timothy Weah
Timothy Weah Getty Images

A 18 ans, Timothy Weah fait déjà partie des grands espoirs de sélection américaine de football. Un destin glorieux mais moins prestigieux que celui de son père, George, élu président du Liberia fin décembre. Mais qu’il compte embrasser avec la même envie avec l’aide du PSG, où il est passé pro l’été dernier et où il pourrait faire ses débuts en équipe première ce samedi à Troyes à l'occasion d'une 28e journée de Ligue 1 durant laquelle Unaï Emery a décidé de faire tourner son effectif à trois jours du très important huitième de finale retour de Ligue des champions face au Real Madrid. Découverte.

Si George Weah a pour mission de changer la destinée du Liberia dont il est devenu président fin décvembre, son fils Timothy affiche, lui, le potentiel, pour révolutionner... les Etats-Unis. Ou tout du moins son football, celui du ballon rond. Né à New York en 2000, le fils de « Mister George », qui a signé son premier contrat pro l’été dernier avec le PSG jusqu’en 2020, affiche des qualités suffisamment éloquentes pour porter un jour très haut les couleurs du soccer américain. 

Pendant que les USA manquaient la qualification pour la Coupe du monde 2018, Weah a ébloui l’équipe U17 lors du Mondial organisé en Inde en octobre dernier en devenant le premier joueur homme américain à inscrire un triplé lors d’un match de phase finale, en huitième face au Paraguay (5-0). Si les USA ont ensuite pris l’eau face à l’Angleterre (4-1 en quart), future lauréate du Mondial, ils ne lâchent plus leur pépite depuis. 

Le PSG le recrute pendant des tests à Toulouse

A vrai dire, les regards ne le quittent plus depuis ses premiers pas « avec un ballon ». Il est d’abord devenu capitaine du New York's BW Gottschee, alors qu’il avait un an de moins que ses partenaires, avant d’intégrer les New York Red Bulls à 13 ans. Il n’y est pas resté longtemps puisqu’il s’est ensuite entraîné avec la réserve de Chelsea durant l’été, avant de partir à Toulouse. C’est là que les observateurs… du PSG l’ont repéré et l’ont convaincu de rejoindre l’ancien club de son père chez les U15. Il évolue, depuis, avec les U19 du club de la capitale. Et pourrait même profiter des absences de nombreux cadres ce samedi à Troyes, pour la 28e journée de Ligue 1 et à trois jours du très important huitième de finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid, pour effectuer ses premiers pas en compétition avec l'équipe première du PSG

« Il a progressé dans tous les secteurs »

« C’était un énorme défi pour Tim, convient John Hackworth, le sélectionneur des U17 américains. Quand il est arrivé là-bas, il ne parlait pas du tout français mais il a travaillé dur et est devenu bilingue en cinq mois. Il est très fier de ça car son nom lui a ouvert des portes mais il a dû travailler dur pour obtenir le contrat tout seul. » Chez les jeunes Parisiens, il signe des débuts fracassants avec un triplé en Youth League puis cinq buts lors d’un même match lors d’un tournoi au Qatar. « Depuis son départ au PSG, il a progressé dans tous les secteurs, enfonce l’un de ses anciens coéquipiers, Andrew Carleton. Il est passé d’un joueur très bon mais parfois inconstant pour devenir un joueur consistant sur lequel on peut compter, jouer et sortir. »

« Mon père m’a donné la liberté d’être moi-même »

Il s’affranchit surtout de l’étiquette de « fils de » qui lui colle forcément à la peau. « D’habitude, un parent veut que son enfant soit exactement comme lui mais mon père m’a donné la liberté d’être moi-même et de jouer mon propre jeu, donc je n’ai jamais senti de pression supplémentaire. Parfois, lors des matches, les adversaires disent "son père était le meilleur joueur du monde" et ils ont un peu peur. J’ai toujours essayé d’utiliser ça à mon avantage. »

« Je ne pense pas que ce sera dur pour moi d’intégrer l’équipe première (du PSG) »

« Je ne pense pas que ce sera dur pour moi d’intégrer l’équipe première (du PSG, ndlr) parce que je suis polyvalent, assure-t-il à Vice Sports. Je peux jouer sur l’aile ou au milieu de terrain, tu peux me faire jouer partout. Simplement côtoyer ce genre de joueurs est génial et surtout Neymar qui est mon joueur préféré. Ce serait super cool de jouer à ses côtés. C’est la même chose avec Mbappé ou Cavani. Apprendre aux côtés de ce genre de joueurs est très important pour un jeune joueur comme moi. »

« C’est un jeune homme qui peut aller aussi haut qu’il le veut »

« C’est un jeune homme qui peut aller aussi haut qu’il le veut, poursuit Hackworth. Il a le potentiel, c’est un athlète fantastique et il est très professionnel. Je pense que c’est juste une question de temps, c’est encore un jeune homme qui a beaucoup à apprendre mais il a beaucoup de potentiel. C’est un exemple merveilleux pour les autres. Il travaille dur, prend tout très au sérieux et est très pro hors du terrain. » A l’instar de Christian Pulisic, jeune star de Team USA, Timothy Weah porte déjà de gros espoirs sur son dos. Tout comme son père pour son pays.