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Comment les rivalités entre clubs anglais ont détruit les Three Lions

Three Lions
Three Lions Panoramic
L'Angleterre s'apprête à s'envoler pour la Russie afin d'y disputer la Coupe du monde dans moins d'un mois. Marqués par leur incapacité à remporter des trophées majeurs ces dernières années, les Three Lions ont payé au prix fort une guerre d'ego entre les différents joueurs du Big Six de la Premier League. C'est ce qu'explique Rio Ferdinand dans les colonnes du Times.

Rio Ferdinand est de ceux qui ont composé l'une des équipes les plus compétitives des Three Lions. Parmi les grands noms que sont John Terry ou encore Steven Gerrard, l'ancien des Red Devils a pourtant vu son groupe stagner au fil des années, sans jamais remporter de titre majeur. Et cet échec découle selon lui d'une rivalité trop importante au sein d'une sélection dont les joueurs étaient majoritairement issus des cadors du championnat anglais. "C'a tout éclipsé. C'a tué l'Angleterre et cette génération" explique-t-il au Times.

"Je ne pouvais pas me confier de peur qu'ils s'en servent contre United"

L'ancien défenseur a vu la génération dorée sombrer au rythme des enjeux de la Premier League et prend conscience de cette erreur aujourd'hui. "Une année notre concurrent pour le titre était Liverpool, l'autre c'était Chelsea, se souvient Ferdinand. Donc je ne pouvais pas entrer dans le vestiaire de la sélection et me confier à Frank Lampard, Ashley Cole, John Terry ou Joe Cole qui étaient à Chelsea, ni même à Steven Gerrard et Jamie Carragher qui évoluaient à Liverpool. Tout ça parce qu'il auraient pu en faire part à leur club et s'en servir contre Manchester United ensuite." Les joueurs de Gareth Southgate vont donc devoir surpasser leurs problèmes de clubs pour ne former qu'un en Russie, où ils s'envoleront dans moins d'un mois. 

"Je ne réalisais pas à l'époque que ce que je faisais était en train de détruire les Three Lions, j'étais tellement obsédé par le fait de gagner avec Manchester United..." La rivalité entre Spurs, Reds, Cityzens et Red Devils ne devra donc pas à son tour priver les Anglais d'un destin glorieux à l'heure où le groupe a déjà fait le plus gros du travail durant les qualifications.