Sakho le regrettera toute sa vie

AFP

Suspendu en avril 2016 pour utilisation d’un brûleur de graisses, Mamadou Sakho n’avait pu participer à l’Euro en France. Blanchi en juillet, le défenseur prêté par Liverpool à Crystal Palace est revenu sur cet épisode douloureux de sa carrière dans un entretien accordé au Guardian et paru ce vendredi. 

C’est une forme d’injustice cruelle qu’a connu Mamadou Sakho l’an passé. Le défenseur, qui s’apprêtait à disputer l’Euro avec l’équipe de France, avait été suspendu en avril 2016 pour avoir utilisé un brûleur de graisses supposé non autorisé. Trois mois plus tard, le joueur de Liverpool (actuellement prêté à Crystal Palace) avait été blanchi… après l’Euro donc. Et jeudi, l’UEFA a admis que ce complément alimentaire qui lui a coûté sa participation ne figurait pas en réalité sur la liste de produits interdits. 

« Le moment le plus dur a été de voir ma mère en pleurs »

Dans un entretien accordé au Guardian et publié ce vendredi, Mamadou Sakho dit sa douleur de ne pas avoir pu participer à l’Euro sur le sol français. « J’ai travaillé tellement dur pour me préparer pour l’Euro, pour aider mon pays, pour porter le maillot de l’équipe de France dans ce tournoi à domicile, se désole le Français. Et je ne le ferai jamais. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ils ne pourront pas rendre ce qu’ils m’ont pris. Mon avocat verra ce qu’il se passera. Moi, je me focalise sur d’autres choses. Dans la vie, j’ai appris qu’il ne faut pas regarder en arrière ou se demander ce qu’il aurait pu arriver. C’est le passé. Toujours regarder devant, le prochain défi. »

Ses proches ont été très affectés. « Pour moi, le moment le plus dur a été de voir ma mère, ma sœur, mon frère, ma femme en pleurs, ajoute le défenseur de 27 ans. Ils ne comprenaient pas la situation. Mais j’ai essayé de leur expliquer que je n’avais rien fait de mal, que tout irait bien. J’étais assez calme, essayant juste de les rassurer. C’était le moment pour moi d’être fort. »

« Mon ambition est de regagner ma place »

Alors certain de ne pas pouvoir disputer l’Euro, Mamadou Sakho s’est donc transformé en simple supporter des Bleus, en spectateur attentif. « Je savais que la suspension signifiait que je ne pouvais pas être sélectionné, explique le joueur des Eagles. Donc j’ai parlé avec Didier Deschamps, je lui ai promis de venir voir le premier match et le dernier de l’équipe de France, en espérant que ce serait la finale. Ce fut le cas. J’ai rendu visite à l’équipe à l’hôtel la veille de la finale, pour montrer mon soutien. Mon ambition est toujours de jouer pour mon pays au Mondial 2018 et de regagner ma place. » Ses prestations impressionnantes avec Crystal Palace, depuis son arrivée hivernale, sont un bon début.