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Ronaldo ou la théorie des Français trop confiants

Cristiano Ronaldo avec le trophée de l'Euro
Cristiano Ronaldo avec le trophée de l'Euro AFP

Plus de quatre mois après le sacre du Portugal à l’Euro, Cristiano Ronaldo est revenu sur la finale contre la France dans un entretien accordé à France Football publié ce mardi. L’occasion d’évoquer l’excès de confiance des Bleus et une rencontre fortuite avec Antoine Griezmann quelques jours plus tard de l’autre côté de l’Atlantique.

Les mois passent mais le souvenir reste. Le 10 juillet dernier, le Portugal remportait le premier grand titre international de son histoire en battant la France chez elle en finale de l’Euro (1-0, a.p.). Une soirée vécue façon montagnes russes des sentiments par Cristiano Ronaldo, le capitaine portugais, sorti sur blessure en première période avant de vivre le sacre des siens depuis le banc de touche, exhortant ses troupes à faire l’effort supplémentaire en les haranguant à la manière d’un coach.Plus de quatre mois après, le favori du prochain Ballon d’Or – qui serait son quatrième – est revenu sur cette finale dans un long entretien accordé à France Football

« Ils pensent qu’ils vont nous battre facilement »

L’occasion d’évoquer l’attitude des Bleus dans les minutes précédant le coup d’envoi. « Quand on a débuté l’échauffement sur la pelouse, j’ai senti les Français un peu trop détendus, se souvient CR7. Je les ai regardés : ils souriaient beaucoup. Bien sûr que tu as le droit de sourire avant un match, mais là tous semblaient très contents… Comme s’ils avaient déjà gagné la finale. Hé ! Je crois que ç’a été un avantage pour nous car j’ai dit à ce moment-là à mes coéquipiers : ‘‘Les gars, les Français ont l’air convaincu de remporter le titre, ils pensent qu’ils vont nous battre facilement, mais on ne va pas les laisser parce que ce match est à nous et qu’on va les battre. Ils vont nous voir jouer et ils vont se dire : ‘‘Aïe, le Portugal, ça va être plus dur que prévu’’. C’est exactement ce qui s’est passé. »

Seul hic ? Cette satanée blessure au genou qui l’a privé de la majeure partie du match, « plus grande tristesse » de la carrière de la star du Real Madrid. « Je ne pouvais pas plier la jambe, explique-t-il. Ça n'allait pas être la finale dont j'avais rêvé, je ne pouvais plus jouer. Je suis rentré au vestiaire pour que le médecin de la sélection me fasse un diagnostic rapide. J'étais mal, je pleurais. Parce que je craignais que ce soit encore plus grave. (...) Le médecin m'a vite rassuré. Mais je continuais de pleurer... »

Griezmann : « Cristiano, je te déteste ! »

Au terme de la rencontre, la tristesse laissera la place à un immense bonheur. Tout l’inverse de ce qu’ont vécu les Bleus. « C'est drôle parce que, peu après la finale, en vacances à Miami, j'ai croisé Antoine Griezmann dans un restaurant où il dînait avec sa fiancée, raconte Ronaldo. Il est venu me voir à ma table et m'a dit, dans un sourire complice : "Cristiano, je te déteste !" » Ce n’est pas la performance de CR7 lors du dernier derby madrilène, où son triplé a permis au Real de terrasser l’Atlético de Griezmann (3-0), qui va arranger les choses.