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Bleus : Mendy est "prêt" et veut apporter sa culture de la gagne

Benjamin Mendy
Benjamin Mendy Reuters

Dans une interview à L’Equipe, Benjamin Mendy a évoqué sa joie d’être retenu en équipe de France pour la Coupe du monde après une course contre-la-montre pour se remettre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Malgré un faible temps de jeu en club, il promet d’être prêt.

Benjamin Mendy a exulté jeudi en apprenant sa sélection pour la Coupe du monde avec l’équipe de France. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur droit en septembre dernier, le latéral gauche a été retenu par Didier Deschamps malgré un temps de jeu limité avec Manchester City en fin de saison (63 minutes). S’il reconnait qu’il lui manque encore de l’explosivité, il ne craint pas le manque de rythme, ni l’enchainement des matches, comme il le confie dans une interview accordée à L’Equipe. Il assure aussi qu’il sera à « 1000% » lors des deux matches amicaux qui détermineront aussi sa présence dans la liste définitive (4 juin). Il assure même que cette blessure l’a renforcé mentalement et l’a rendu beaucoup plus concentré. Tout en promettant que sa sélection n’est pas un risque. 

« La manière dont j’ai travaillé me fait dire que je suis prêt »

« Peut-être que c’est très rare, peut-être que c’est un risque mais aujourd’hui, honnêtement, je ne pense pas comme ça, confie-t-il dans L’Equipe. La manière dont j’ai travaillé me fait dire que je suis prêt. Les gens, je les comprends, mais seule ma famille m’a vu boiter, a vu ma jambe fine. Et seuls eux savent combien j’ai travaillé. » 

Un léger doute en fin de saison

Il avoue tout de même avoir un peu douter quand Pep Guardiola ne l’a pas fait jouer lors du dernier match de Premier League de la saison à Southampton. « J’ai discuté avec lui, confie l’ancien Monégasque. A chaud forcément, il y a des moments où je pouvais craquer. Mais je repensais à quand j’étais sur mon lit d’hôpital, la manière dont j’ai travaillé (…). J’ai compris que c’était plus de la précaution de la part de mon club. J’ai respecté. »

« Je commence à prendre goût à la gagne, j’aimerais la transmettre en sélection »

L’arrière gauche a aussi l’impression de pouvoir apporter la culture de la gagne aux Bleus après avoir accumulé les trophées ces deux dernières années. « Mentalement, ça m’a renforcé, conclut-il. J’ai toujours été compétiteur. Mes coaches, que ce soit Bielsa, Jardim, Pep, tous ont cultivé ça et, aujourd’hui, j’ai la gagne en moi. J’ai été champion de France, d’Angleterre, je commence à prendre goût à la gagne. J’aimerais la transmettre en sélection. Cela ne veut pas dire qu’on ne l’a pas mais je me dis que je peux en apporter encore plus. Cette mentalité de leader, cette niaque-là, je l’ai. » Au regard de sa convalescence express, il est difficile d’en douter.