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La pression, Lemar ne connaît pas !

Thomas Lemar
Thomas Lemar AFP

L’équipe de France a fait un pas de plus vers le Mondial en Russie ce jeudi soir, après leur victoire face au Pays-Bas (4-0). Si Antoine Giriezmann a ouvert le score, c’est Thomas Lemar qui a mis les Bleus à l’abri après la désillusion connue en Suède en juin dernier. Le joueur de l’AS Monaco a livré une copie d’exception malgré toutes les rumeurs dont il fait l’objet ces derniers jours, signant un doublé... et marquant surtout les esprits.

Les Bleus se rapprochent de la Russie. En s’imposant 4-0 face aux Pays-Bas au Stade de France, les hommes de Didier Deschamps ont pris l’ascendant sur leurs rivaux dans le groupe A dans ces qualifications pour le Mondial 2018. Mais il était aussi l’heure de marquer des points pour certains cadres annoncés de cette armada offensive. Mais ce n’est finalement ni Antoine Griezmann (buteur à la 14e), ni Kylian Mbappé (auteur de son premier but en Bleu à la 90e+1) qui ont le plus retenu l’attention. L’homme du match s’appelle Thomas Lemar, auteur d’un doublé (73e, 88e). Et d’une prestation majuscule.

Le mercato n’a pas d’emprise sur lui

Avoir la tête au football ce jeudi soir devait être difficile pour le Monégasque. Pas une question de jeunesse pour celui qui disputait son sixième match en sélection (le deuxième seulement en tant que titulaire), mais plutôt parce qu’en dehors des terrains, le prodige de 21 ans n’a cessé d’animer la presse anglaise depuis plusieurs jours… et jusque quelques minutes avant le coup d’envoi.

Tottenham, Manchester City, le Real Madrid, Arsenal, puis Liverpool… les prétendants supposés n’ont pas manqué de se renseigner auprès de Monaco depuis le mois de juin pour attirer le feu-follet dans leurs filets. Le bras de fer entre Arsenal et Liverpool, leurs négociations avec Monaco ont animé l’après-midi, avec une proposition des Gunners à hauteur de 100 millions d’euros, apparemment acceptée par le club du Rocher… mais pas par le joueur. L’ancien Caennais sait ce qu’il veut. Au sortir de la rencontre, il a entretenu le suspense à 1h20 de la fin du mercato : « Je ne sais pas (si je vais quitter l’ASM), vous verrez bien, a-t-il déclaré au micro de TF1. Pour le moment je suis un joueur de Monaco et tout va bien. »

La passe plutôt que le but

Ses pieds bien sur terre lui ont permis de s’illustrer, bien loin des rumeurs. C’est peut-être ce côté force tranquille qui impressionne le plus les grandes écuries européennes. Thomas Lemar a joué de manière relâchée en mouillant le maillot sur tous les coups de pied arrêtés, et en servant au mieux ses partenaires tant dans le couloir gauche que dans l’axe.

Sa demi-volée somptueuse pour son tout premier but en Bleu et sa deuxième réalisation opportuniste en coupant la route d’Alexandre Lacazette sur un centre d’Antoine Griezmann ont prouvé que l’éternel homme de l’ombre de l’ASM savait sortir de sa coquille. Lui qui a affirmé qu’une passe décisive lui procurait bien plus d’émotions que de marquer aura peut-être fait évoluer son discours ce soir. Et fait changer d’avis un Didier Deschamps au départ frileux à l’idée d’aligner des prodiges dont on ignore parfois si leurs inspirations sont des étincelles éphémères ou de vrais signaux durables.