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Espagne : Lopetegui viré !

Julen Lopetegui
Julen Lopetegui Reuters

Coup de tonnerre à la veille de l’ouverture de la Coupe du monde : la fédération espagnole a décidé de virer son sélectionneur, Julen Lopetegui, après l’annonce de son départ au Real Madrid à l’issue du Mondial, qu’il ne verra donc pas.

La Coupe du monde n’a pas attendu de commencer pour connaitre son premier rebondissement. Julen Lopetegui a été démis de ses fonctions de sélectionneur de l’Espagne, ce mercredi. Un coup de tonnerre qui survient après de nombreux rebondissements depuis mardi et l’annonce de sa nomination comme entraîneur du Real Madrid après la Coupe du monde. Une information qui aurait rendu furieux le président de la Fédération espagnole, Luis Rubiales. Ce dernier aurait même quitté le congrès de la FIFA à Moscou en panique après avoir appris la nouvelle qu’il ignorait totalement. Il a annoncé, ce mercredi, avoir été prévenu cinq minutes avant la publication du communiqué sur le site officiel du Real Madrid. Et qu’il n’a pas digérée. « Nous avons décidé de nous passer du sélectionneur, a déclaré Rubiales. La sélection appartient à tous les Espagnols. C'est une décision que nous avons dû prendre en fonction de cette manière de faire et en fonction de certaines valeurs. » 

Ramos et les joueurs auraient tenté de le retenir

L’idée d’une éviction de Lopetegui a rapidement fleuri ce mercredi matin. Une conférence de presse a été convoquée à 10h30 mais a finalement débuté 1h30 plus tard avec l’annonce du départ de Lopetegui. Entre temps, les joueurs auraient tenté de dissuader le président de la Fédération de cette solution. Les capitaines, dont l’inévitable Sergio Ramos, aurait indiqué qu’il était préférable de disputer la Coupe du monde avec le sélectionneur lors d'une discussion avec Rubiales dans leur camp d'entrainement de Krasnodar. Plusieurs médias espagnols annonçaient même qu’ils avaient réussi à sauver la tête de leur entraîneur. Le couperet est finalement tombé pour Lopetegui, viré deux ans après sa prise de fonction et sans jamais avoir connu la défaite (14 victoires, 6 nuls). Et il est terrible pour la Roja, victorieuse en 2010 mais éliminée dès la phase de poule en 2014, à deux jours de son entrée en lice au Mondial face au Portugal. La Fédération se donne encore le temps de la réflexion pour nommer son successeur. Ils n'en ont pas beaucoup.