Coup de tonnerre pour l'Italie, privée de Mondial par la Suède !

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Coup de froid monumental à San Siro : l'Italie ne sera pas au Mondial en Russie ! Les Italiens, dos au mur après leur défaite en Suède en barrage aller, n'ont pas réussi à renverser la vapeur et concédé le match nul à Milan (0-0) ce lundi soir. La Squadra Azzura va manquer sa première Coupe du monde depuis 1958 !

C'est un séisme majeur et celui-ci n'a rien à voir avec les failles sismiques du sol italien... L'Italie ne disputera pas le Mondial en Russie, en juin prochain. Un événement, les Italiens n'ayant plus raté une seule Coupe du monde depuis 1958 ! Dans un San Siro comble, où avait retenti un vibrant hymne avant le coup d'envoi, le stress est devenu vent glacial au moment du sprint suédois vers le staff technique, pour célébrer la nouvelle. 

Une défense suédoise héroïque

La Squadra Azzura se savait dos au mur, la presse italienne craignait une élimination qui équivaudrait à une honte nationale.Le miracle n'a pas eu lieu. Battue en Suède en barrage aller, l'Italie a concédé le match nul à Milan ce lundi soir, en barrage retour. Les occasions furent légion, tant la possession et les initiatives étaient à mettre au crédit des hommes de Giampiero Ventura. Mais en manque d'idée et surtout de réalisme, la sélection italienne n'a jamais trouvé la faille face à une défense suédoise héroïque, qui a subi vague sur vague. 

Les oublis de l'arbitre (deux mains italiennes dans la surface suédoise, un penalty oublié à l'Italie en début de match) n'expliquent rien. Il ne fait aucun doute que Giampiero Ventura, trop rigide dans ses choix, va faire les frais de cette déroute, dans les résultats comme dans le jeu. Comble de l'incompréhension : Lorenzo Insigne est resté sur le banc durant toute la rencontre... 

Triste sortie pour la légende Buffon

Gianluigi Buffon avait sans doute déjà le scénario de sa sortie en tête, après un match perdu lors du Mondial : une ovation, les honneurs pour celui qui affiche un visage d'une humilité éblouissante. A 39 ans, le gardien italien est une légende. Et une légende mérite une belle fin. 175 sélections en vingt ans de carrière chez les A... et plus aucune ? « C’est ma dernière saison et je suis sûr de ma décision. Je changerai d’avis seulement si nous gagnons la Ligue des champions », confiait-il fin octobre, en parlant de la Juventus. Il n'avait sans doute pas prévu un tel scénario avec l'Italie, qui nous a réservé de bien meilleurs films. Reste cette image du portier applaudissement avec hargne l'hymne suédois, comme pour couvrir les sifflets de San Siro... sublime. 

« Je suis désolé, je suis désolé, confiait-il au bord du terrain, le visage plein de larmes. On a échoué à faire quelque chose de très important. Je suis triste de finir comme cela. Je suis malheureux que mon dernier match officiel avec la sélection se termine sur une non-qualification pour la Coupe du monde. »

Larsson façon Messi

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N'oublions pas la Suède, qui a absolument mérité sa qualification pour le Mondial. Orphelins de Zlatan Ibrahimovic (qui a mis fin à sa carrière internationale), les Suédois avaient causé des sueurs froides à l'équipe de France en phase de poules, terminant deuxième devant les Pays-Bas. La sélection suédoise n'avait plus disputé le Mondial depuis 2006, durant lequel elle s'était inclinée en huitième de finale contre l'Allemagne. Sebastian Larsson a ôté son maillot pour le brandir fièrement devant le public italien. Pas vraiment classe certes, mais rageur et finalement compréhensible, compte tenu de la portée de l'exploit. L'Italien, elle, doit encore regretter le tirage au sort qui lui a attribué l'Espagne dans son groupe de qualifications.