<

Angleterre : Les états d’âme de Walker

Kyle Walker
Kyle Walker Reuters

Utilisé dans la défense à trois de l’Angleterre lors des trois matches, Kyle Walker a étalé ses états d’âme en indiquant qu’il préférait évoluer à son poste de prédilection, comme arrière droit lors de la Coupe du monde.

C’est peut-être parce que Gareth Southgate a poussé ses joueurs à être candides que Kyle Walker s’est laissé aller à autant d’honnêteté. Le joueur de Manchester City a prévenu son sélectionneur qu’il préférait jouer à son poste de prédilection, latéral droit, plutôt que dans une défense à trois comme ce fut le cas lors des trois derniers matches des Three Lions. Une expérience payante qui pourrait de nouveau être utilisée lors de la Coupe du monde. Ce qui ne ravit pas l’ancien joueur de Tottenham qui sentirait ses qualités sous exploitées.

Guardiola, responsable de cette polyvalence

L’ancien joueur de Tottenham estime qu’il paie sa polyvalence nouvelle et développée avec Pep Guardiola cette saison. « Mon jeu s’est énormément développé avec lui, confie-t-il au Telegraph. Jouer dans la position où je suis actuellement utilisé par mon pays, sur le côté droit de la défense centrale, est-ce que j’y aurais joué il y a deux ans ? Probablement pas. Il m’a tellement appris du jeu. Simplement à gérer le jeu, comprendre le jeu, connaitre vraiment les joueurs autour de vous. »

« Montrer mon talent en jouant à mon niveau »

S’il se met au service du collectif, le joueur de 28 ans se montre tout de même sceptique sur le choix d’évoluer en défense centrale. « Est-ce que c’est ma position préférée ? Bien sûr que non, balaie-t-il. Je veux jouer arrière droit. J’ai travaillé ma vie entière pour arriver où je suis maintenant dans une équipe de Coupe du monde et pour montrer mon talent à ce niveau en jouant à mon poste. Je suis un joueur d’équipe. Je ferai n’importe quoi pour mon équipe. Si cela signifie que l’entraîneur pense que je peux aider l’équipe en jouant là, je ferai tout pour. » 

« C’est un pas en arrière »

« Je joue arrière droit depuis que j’ai débuté ma carrière professionnelle à 18 ans, rappelle-t-il. Arriver à votre première coupe du monde et ne probablement pas jouer à votre position préférée où vous pouvez montrer votre talent, ce n’est pas décevant mais c’est un peu un pas en arrière. Je dois passer à autre chose. Je suis professionnel. Je joue à ce jeu depuis si longtemps que si c’est pour l’équipe et que le manager sent que ce sera au bénéfice de l’équipe, alors pourquoi pas ? » Le message est passé.