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The Strongest-Lanus : Pablo Escobar court toujours

Pablo Escobar
Pablo Escobar AFP

Pablo Escobar ne possède pas seulement le patronyme du plus célèbre narco-trafiquant de l’histoire, c’est aussi le milieu offensif de l’équipe bolivienne The Strongest qui défie Lanus, ce jeudi lors du huitième de finale aller de la Copa Libertadores (0h15 en direct sur SFR Sport 2).

A 38 ans, Pablo Escobar a déjà connu plusieurs vies. Né à Asuncion (Paraguay), l’attaquant a beaucoup voyagé entre le Paraguay (Olimpia, Cerro Porteño), l’Argentine (Gimnasia, Esgrima) et le Brésil (Ipatinga, Santo André, Mirassol, Ponte Preta et Botafogo) mais il ne s’est jamais autant épanoui qu’en Bolivie. Inconnu du grand public malgré son homonymie avec le plus célèbre narcotrafiquant de l’histoire (qui était colombien et qui est mort en 1993), Escobar est LA star de The Strongest, équipe de La Paz qui dispute le huitième de finale aller de la Copa Libertadores dans la nuit de jeudi à vendredi (0h15, à suivre en direct sur SFR Sport 2).

Avec trois buts (un triplé face à Espanola) et un quatre passes décisives en poules, le capitaine a contribué à qualifier son équipe pour les quatrièmes huitièmes de finale de son histoire (après 1990, 1994 et 2014). Il sera encore l’un des éléments-clés de l’équipe de Cesar Farias pour tenter d’atteindre les quarts de finale pour la première fois. Il en a l’expérience puisqu’il dispute la sixième Copa Libertadores consécutive. 

Daniel Pablo Escobar avec le maillot de The Strongest
Daniel Pablo Escobar avec le maillot de The Strongest AFP

A la manière des Benjamin Nivet ou de Jérôme Leroy en France, Escobar adapte son jeu en fonction de son âge et met sa patte gauche au service du collectif. Positionné plus souvent en soutien de l’attaquant, il conserve une belle frappe de balle et une vista qui font encore les beaux jours de son club et de la sélection… bolivienne. 

Naturalisé en 2008

S’il est né au Paraguay, Escobar a obtenu la nationalité bolivienne en 2008, quatre ans après ses premiers pas dans le championnat local. Une manière de connaitre un destin international. Souvent retenu dans la foulée de l’obtention de son passeport, il ne s’est jamais imposé dans la durée (24 sélections, six buts) au point de prendre sa retraite internationale en 2014. Mais ses prestations remarquées avec The Strongest ont convaincu Angel Guillermo Hoyos, puis Mauricio Soria, de le rappeler fin 2016.  

Déjà bourreau des Argentins

Un retour gagnant puisqu’Escobar a inscrit trois buts en quatre matches depuis. Il a aussi délivré une passe décisive lors de la victoire face à l’Argentine (2-0) le 28 mars dernier lors de sa dernière sélection. C’était déjà dans l’irrespirable cuvette de La Paz. Là où il compte bien jouer un mauvais tour aux Argentins de Lanus, ce jeudi.