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Nacional-Estudiantes : Veron, président, idole et joueur

Juan Sebastian Veron
Juan Sebastian Veron Reuters

A 42 ans, Juan Sebastian Veron, ancien meneur de la Lazio, Manchester United ou l’Inter Milan, est toujours très influent puisqu’il a été réélu président de l’Estudiantes qui affronte les Uruguayens du Nacional ce mercredi en phase de poules de la Copa Libertadores (en direct à 23h15 sur SFR Sport 2). « La Brujita » avait même rechaussé les crampons l’année dernière à 42 ans mais a, depuis, été nommé en charge des sélections argentines. 

Juan Sebastian Veron n’a pas réservé de surprise de dernière minute cette année. Il ne figure pas sur la liste des joueurs éligibles pour disputer la Copa America et n’affrontera pas les Uruguayens du Nacional avec l’Estudiantes ce mercredi (en direct à 23h15 sur SFR Sport 2) lors de la première journée.  L’ancien maestro de la Sampdoria, de Parme, de la Lazio Rome (et de Manchester United, où il a moins brillé) n’est pas sorti de sa retraite une troisième fois comme il l’avait fait en juillet 2013 après un premier arrêt en 2012 puis l’année dernière trois ans après sa deuxième retraite en 2014. 

Une dernière pige à 42 ans

Il avait signé un contrat de 18 mois avec l’Estudiantes, le club qu’il préside. « La Brujita », originaire de la Plata et formé à l’Estudiantes, le grand club de la ville (avec le Gimnasia La Plata), s’était offert une dernière pige à 42 ans en reversant ses salaires pour le fonctionnement du club. L’aventure avait tourné court puisqu’il n’avait disputé que cinq matches de Copa Libertadores (trois victoires, deux défaites) et s’était même attribué le brassard de capitaine de l’équipe (alors entrainée par Nelson Vivas) face aux Colombiens de l’Atlético Nacional). Nommé en chargé des sélections nationales argentines, il avait dû interrompre la pige pour se consacrer à ses nouvelles activités. 

Depuis, il a été réélu président en octobre 2017 jusqu’en 2020, trois ans après avoir accédé au poste. Cinq jours après sa réélection (sans opposant), l’ancien joueur de Manchester United laissait pourtant planer le doute sur les suites de sa carrière. « Peut-être que je remettrai le short lors de la prochaine tournée de préparation », avait-il confié. Il a finalement décidé de se concentrer sur ses activités présidentielles entre la rénovation du stade, la nomination d’un nouvel entraîneur (l’ancien Marseillais et Monégasque Lucas Bernardi) et les ventes de Santiago Ascacibar (6M€ au VfB Stuttgart) et Juan Foyth (13M€ à Tottenham).

Retiré au pays, son numéro 11 est porté par un jeune en Libertadores

Sur le terrain, l’ombre de Veron est encore bien présente. Le numéro 11 que portait l’ancien meneur de jeu a été retiré de l’effectif « d’El Leon ». Du moins dans les compétitions nationales. Le règlement de la Copa Libertadores oblige les clubs à retenir 30 joueurs et à leur attribuer des numéros de 1 à 30. Lucas Bernardi a donc confié le mythique 11 au jeune Ivan Erquiaga, 18 ans et promu dans l’équipe première l’été dernier. La saison dernière, un autre jeune, Leonardo Areal, avait hérité de ce numéro très lourd à porter. 

L’idole coupe des têtes

Tellement lourd qu’il n’avait pas disputé une seule rencontre de Libertadores. Erquiaga, inconnu au plus haut niveau, pourrait connaitre le même sort. Une manière de ne pas exposer le numéro de celui qui a été plébiscité par les hinchas lors de ses deux élections. Ce dernier doit pourtant gérer des conflits et prendre des décisions radicales. Il a ainsi évincé Nelson Vivas la saison dernière après une élimination en Coupe d’Argentine avant d’en faire de même avec son remplaçant, Gustavo Matosas. 

Il a conforté Bernardi malgré la grogne

C’est aussi lui qui a choisi Lucas Bernardi, qu’il a brièvement côtoyé en sélection argentine. Il l’a même publiquement soutenu quand ce dernier a décidé d’écarter des tauliers très appréciés par les supporters. Il l’a aussi confirmé dans ses fonctions alors que ce dernier a récemment brandi la menace d’un départ. Cela passe mieux de la part d’un président dont la coté est toujours très élevée.