Gestede, le « loser » de retour sur les terres de son unique victoire

Rudy Gestede
AFP

Rudy Gestede (28 ans) détient la particularité de n’avoir gagné qu’un seul des 46 matches de Premier League qu’il a disputés. C’était en 2015 face à Bournemouth qu’il retrouve ce samedi (16h) avec Middlesbrough lors de la 33e journée du championnat. 

Après six mois de championship avec Aston Villa, Rudy Gestede (28 ans) a retrouvé la Premier League l’hiver dernier en s’engageant pour trois ans et demi avec Middlesbrough. Il a ainsi pu reprendre le fil d’une série inédite : celle du plus gros looser qu’ait connu le championnat. L’attaquant béninois n’a en effet remporté qu’un seul de ses 46 matches disputés dans l’élite. Il reste même sur 41 rencontres de rang sans avoir connu la victoire.

« Le plaisir, on le prend dans la victoire »

« Psychologiquement, c'est sûr que c'est compliqué, reconnaissait-il récemment dans une interview à So Foot. Parce que bon, le plaisir on le prend dans la victoire. Après, je suis conscient de la chance que j'ai d'exercer ce métier, d'être payé pour pratiquer mon hobby au plus haut niveau. Mais quand je rentre chez moi après les matchs, c'est un peu dur. »

Il faut donc remonter au 8 août 2015 pour retrouver trace de cet unique succès : c’était sur le terrain de Bournemouth (0-1) lors d’un match où il avait inscrit l’unique but. Plus d’un an et demi après, Gestede retrouvera les Cherries avec Middlesbrough au Vitality Stadium, le seul terrain d’Angleterre qu’il a quitté en vainqueur dans l’élite. De quoi libérer un peu l’attaquant béninois qui a annoncé cette semaine qu’il prenait sa retraite internationale. Un bon point peut-être pour convaincre Steve Agnew de lui offrir plus de temps de jeu alors qu’il n’a débuté que trois de ses 11 matches de Premier League avec Boro cette saison. Sans connaitre encore la victoire malgré un but de prestige lors de la défaite face à Manchester United (1-3). 

« Dans ce petit malheur, il faut quand même prendre du plaisir »

Mais l’ancien joueur du FC Metz trouve d’autres moyens de se réconforter même s’il rentre rarement avec le sourire chez lui après un match. « À mes yeux, je joue dans le plus beau championnat du monde, estime-t-il. Jouer contre Manchester United, Arsenal et toutes ces grosses équipes, c'est un rêve d'enfance. Dans ce petit malheur, il faut quand même prendre du plaisir. Et puis je relativise. Quand je rentre à la maison, j'ai ma famille qui m'aide à oublier un peu la défaite. » Il espère afficher enfin un large sourire dimanche à l’issue du match à Bournemouth, décisif pour le maintien. Et pour mettre fin à son incroyable série de déveine.